A la veille de la finale de la CAN 2019, l’information est un peu passée inaperçue. Le 18 juillet dernier, à l’occasion du 41e congrès de la Confédération africaine de football (CAF), le Tunisien Tarek Bouchamaoui annonçait sa démission du poste de président de la commission d’organisation des compétitions interclubs de la CAF après deux ans en fonction. A vrai dire, démission n’est pas forcément le terme approprié. En effet, selon les informations d’Afrik-Foot.com, la «démission» du dirigeant correspond beaucoup plus à une mise à l’écart imposée par la CAF qu’à un départ volontaire.

Des sources internes à l’instance panafricaine mettent en avant le manque d’implication du Tunisien et son absence de résultats. C’est simple, en deux ans, le dirigeant n’aurait pas assisté à la moindre réunion de la commission qu’il présidait ! L’interminable scandale généré par le dysfonctionnement de la VAR lors de la finale retour de la Ligue des champions, en mai dernier, ne plaidait pas non plus en sa faveur, surtout que certains le soupçonnent d’avoir joué un rôle clé dans cette affaire…

FIFA, Comex de la CAF… Bouchamaoui n’a pas tout perdu

En parallèle, le projet de réforme de la Coupe de la Confédération, souhaité par les clubs (rééquilibrage du niveau sportif, déplacements moins lointains), n’a pas avancé sous la présidence Bouchamaoui et il a fallu attendre la semaine dernière pour qu’une rencontre entre la Taskforce CAF/FIFA et des représentants des clubs africains permettent de se pencher sur le sujet.

Malgré ce mandat laborieux et des soupçons de favoritisme au bénéfice des clubs tunisiens lorsqu’il occupait le poste de président de la commission d’arbitrage de la CAF (2011-2013), Bouchamaoui n’a pas tout perdu. Issu d’une famille riche et puissante, le dirigeant reste membre du comité exécutif de la CAF, mais aussi du conseil de la FIFA. Deux postes-clés qui lui permettent de conserver une immense influence…

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