Saison 2017-2018-Mady Touré démonte la Ligue pro

    A la veille de l’ouverture officielle (samedi 25 novembre) de la saison de football au Sénégal, le président de Génération Foot (champion en titre), Mady Touré a démonté la Ligue professionnelle pour sa gestion, dans cette interview accordée à Igfm. Il a également dévoilé ses ambitions pour ce nouvel exercice.

    L’ouverture de la saison

     «Quand on est un acteur du football, on a toujours envie que la saison commence. Mais, pour nous, la saison  a déjà démarré avec la coupe de l’assemblée, la supercoupe et le trophée des champions. Ça a été une très grande motivation et un grand plaisir d’avoir remporté les deux derniers trophées et de jauger nos joueurs en début de saison et voir leur état de forme. C’est une préparation satisfaisante. Ces deux trophées vont faciliter notre préparation et mettre en confiance les joueurs. Maintenant, il faudra confirmer et surtout ne pas perdre le premier match. On va affronter NGB qui fait partie des meilleures équipes du championnat. L’objectif, c’est d’aller chercher un point. En principe, s’il n’y a pas de changement de dernière minute, on va jouer samedi, à 18h30. Les jeunes sont prêts et conscients du challenge. Ils savent qu’ils vont remettre en jeu le trophée. Donc, nous sommes prêts. Mais, je tiens à dire que je suis très comblé du travail qui a été abattu depuis 17 ans. Même si on avait perdu les trois trophées, je le suis déjà, car, il y a un bon travail qui se fait. Il faut pérenniser notre avance et prendre match par match, ne pas s’enflammer. Mais je préfère ne pas les mettre la pression».

    Objectifs

    «Je suis un compétiteur, mais il faut respecter les autres équipes. Cela fat 17 ans qu’on travaille et on a qu’une année de Ligue 1. On travaille pour pérenniser Génération Foot. On ne va pas s’enflammer, car il y a un club comme le Jaraaf qui a un vécu, avec un beau palmarès. Donc, aujourd’hui, ils ont déjà fixé leur objectif pour être champion. Mais, nous notre objectif c’est d’être dans le tiercé, mais après, ce qui viendra  viendra. L’appétit vient en mangeant. Si on devient champion en étant dans le tiercé, on confirme.  En championnat, tout peut aller vite. On ne sait pas ce qui va se passer, mais, il faut avoir l’humilité en sachant qu’on va nous attendre. On est un club professionnel, organisé, qui il y a 16, 17 ans, était un centre de formation. Donc, on forme des jeunes pour qu’ils puissent aller mener leur talent. Le travail que nous faisons actuellement n’a pas d’écart entre l’Europe et le Sénégal. On l’a prouvé sur Ismaïla Sarr, Ibrahima Niane, Jallow…Donc, nos joueurs, quand ils quittent le Sénégal, ils peuvent jouer dans n’importe quelle équipe européenne. C’est un acquis. Le travail fourni en Europe est le même que nous faisons ici. Forcément, les gens vont nous placer parmi les favoris. Après, on ne va pas refuser d’être parmi les favoris. C’est bien d’avoir une considération pour notre football, mais, après c’est à nous de l’accepter.  Comme je dis à mon staff, je ne veux pas qu’on mette la pression aux joueurs. Je veux que les joueurs travaillent librement, sereinement, dans des conditions optimales pour franchir un palier.  Cette année, on va faire de notre mieux possible, pour franchir, un palier. Si on arrive à être de nouveau champion, cela veut dire qu’on est en train de confirmer le travail qui est fait. On a qu’une année de Ligue 1, donc, je veux aller étape par étape».

    Budget pour l’exercice 2017-2018

    «C’est un budget de fonctionnement d’un club formateur. C’est une enveloppe globale avec notre partenaire et associé le FC Metz. Donc, tout ça rentre dans le partenariat. A partir de là, les joueurs, entraîneurs, recruteurs et personnel sont payés. Cette année, il y a une nouvelle innovation. Tous nos recruteurs qui sont une vingtaine, sont rémunérés par mois. Et, tout joueur que Génération Foot prendra d’une école de football, il y a une somme qui sera reversée car il y a eu des accords. Génération Foot, on l‘a crée pour partager avec les autres clubs du Sénégal. Mon objectif, c’est de former le maximum de joueurs pour notre pays. Nous sommes en train de réussir ce pari. Cela ne nous empêche pas d’avoir d’autres ambitions. On les prendra avec philosophie. Mais, je pense que si on travaille bien, on pourra dérouler le tapis parce que c’est ce qui se fait de mieux en Europe. Le Fc Barcelone est un grand club formateur. Si je reviens arrière, il y a dix ans, quand Aulas (président de Lyon) disait qu’il n’était pas très chaud pour la formation et à un moment donné quand il était en perte financière, qui a relevé Lyon, c’est la formation. Donc, c’est ce travail là qu’on doit inculper aux clubs sénégalais de travailler tous ensemble».

    Une saison sans trêve

    «Ce n’est pas la bonne formule, mais on n’a pas le choix. Cela prouve une nouvelle fois le manque d’organisation de notre championnat contrairement aux autres. Il faut qu’on soit dans les normes. Si on avait débuté comme la France, on allait harmoniser. Il fallait commencer en juillet ou août. Même si on commençait en septembre ou octobre, en dix mois, le championnat est fini. Mais, avec le navetane (championnat national populaire), ça va être compliqué. Vous savez, ce n’est pas le navetane qui fait avancer le football ou qui va jouer la Coupe du monde. On doit respecter les dirigeants qui se cassent la tête pour le football. Donc, il faudra ne pas fragiliser personne. C’est pour cela que je dis, tant qu’on n’a pas harmonisé le championnat, il y aura toujours des problèmes. Les joueurs vont se plaindre. Je n’ai rien contre la Fédération, mais ce qui se passe je ne vais jamais l’accepter. Si demain, je serai élu, ça ne se passera pas comme ça. Il n’y aura pas de bandes d’amis. Ce qu’il faut c’est travailler dans le football amateur parce que c’est lui qui deviendra professionnel. Donc, il faut qu’on ait une fédération professionnelle qui va développer le football amateur parce que Génération Foot est parti d’une table et deux ballons. Il faut croire en son projet et définir les rôles».

    Fonctionnement de la Ligue pro

    «Les joueurs quand ils signent dans un club, ils n’ont pas une copie de leur contrat. Quand on envoie, il faut qu’on demande au club. Dès fois, il faut que les choses soient claires. Les affaires de copinage, il faut que ça cesse. Je ne cherche pas de poste. Mais, il faut qu’on travaille en communauté. Le talent est ici, avec tous les joueurs qui sont partis et qu’on n’arrive toujours pas à gagner de titres, c’est parce qu’il y a problème».

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