Meilleur buteur du championnat de National 2 avec 19 buts, l’attaquant de l’Athletico Marseille Pape Ibnou Ba raconte son parcours, du Sénégal à Marseille.  

Lorsque l’on évoque sa réussite, celui qui caracole en tête du classement des buteurs de N2 abat la carte du collectif. « Ce n’est pas moi tout seul, c’est grâce à mes coéquipiers qui m’aident à marquer ». Pape Ibnou Ba peut être modeste. L’attaquant de l’Athletico Marseille est pour l’instant meilleur buteur de National 2 pour sa première saison complète en France, avec ses 19 buts en 23 journées (20 matchs joués). « Je ne me fixe pas d’objectif, je peux marquer ou faire des passes décisives tant que ça fait gagner l’équipe ». 

Malgré les statistiques de son attaquant, l’Athletico semble distancé dans la course à la montée en National. La défaite 3-0 à Martigues samedi dernier le place à la 6e place, à 9 points du leader Annecy, seule place pour la montée. « Ça va être compliqué, mais il reste 7 matches et on y croit encore », affirme plusieurs fois le joueur avec optimisme. 
L’attaquant sénégalais semble avoir bien digéré son acclimatation au football français et à la vie marseillaise depuis son arrivée en janvier 2018.

Mamadou Niang, le grand frère

Pourtant, débarquer à Marseille dans un club en difficulté en championnat n’a pas été simple. Malgré la relégation en National 2 au bout de la saison, l’attaquant s’en tire avec les honneurs et marque 8 fois en 13 rencontres. « L’adaptation ici a été un peu compliquée au départ, mais l’entraîneur de l’époque Dominique Bijotat et Mamadou Niang m’ont beaucoup aidé », raconte-t-il. 


La présence de l’ancienne star des Lions de la Teranga et de l’OM dans le staff est déterminante. « Mamad, c’est une référence dans le football. Il nous aide tous les jours à l’entraînement, notamment nous les attaquants à progresser devant les buts ». 


Avant son grand saut en Europe, le buteur s’est construit dans son championnat national. « J’ai été formé dans le club de Linguère au Sénégal (Ligue 1 sénégalaise ndlr). J’ai joué avec eux en senior puis je suis passé au Stade de Mbour ». Début 2017, Mbour le prête au Liban pour sa première expérience à l’étranger. Arrivé blessé, les 4 mois au Al Ahed Beyrouth ne sont pas concluants. Il retourne alors dans son club. 
Six mois plus tard, Consolat (qui deviendra Athletico Marseille à l’été 2018) se manifeste et obtient sa signature. « Je savais que j’allais signer en Europe, j’avais des contacts ailleurs qu’en France », raconte-t-il, « Un agent est venu me voir lors d’un match de championnat contre le Dakar Sacré Cœur, c’est là que les contacts avec Consolat ont démarré ».

Le travail à l’envi

Venu seul en France, il conserve des attaches de son pays. « Mes amis, ma famille, tout le monde au Sénégal suit mes matches. Ils me conseillent, m’encouragent et me donnent la force nécessaire pour continuer à travailler ». Travailler, l’attaquant répète ce mot à l’envi comme s’il était convaincu d’être loin d’avoir atteint son plafond. 


« Tout le monde veut signer pro, mais ce qui m’intéresse, ce sont les matchs, je reste concentré. C’est l’Athletico qui m’a donné la chance de jouer ici et de me faire connaître alors je leur suis reconnaissant », ajoute-t-il en marquant une forme de fidélité. 


Ba se sent bien pour l’instant à Marseille et ne voit pas au-delà de la fin de saison. « J’espère que je vais continuer parce que c’est loin d’être terminé », lâche-t-il, ambitieux.

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