Soldat Moustapha Diallo, présent ! Laissé libre l’été dernier par Guingamp, le Sénégalais a largement participé au bon début de saison nîmois. Titulaire lors des quatre premières journées, il a retrouvé le terrain vendredi à Monaco (1-1) et défiera mercredi En Avant, lors de la 7e journée de Ligue 1 (19 h).

Comment vivez-vous la situation de Guingamp, actuel dernier de la Ligue 1 avec zéro point ?

Ça me touche de les voir là. On avait fait une bonne saison l’an dernier. Six défaites d’affilée, ce n’est pas facile à vivre. Mais ce n’est pas fini, le championnat est encore long. Il faut qu’ils se battent jusqu’au bout.

La situation aurait-elle été la même si vous étiez encore guingampais ?

Si j’avais été là, on n’aurait pas perdu six matchs de suite, impossible (sourire). Je pense qu’il leur manque un peu de réussite. J’ai vu le match contre Bordeaux, ils ont deux balles de but (par Nolan Roux) en première mi-temps. S’ils avaient mené au score, ce n’était plus le même match.

Guingamp est un club qui vient de loin et qui existe par son état d’esprit

Que manque-t-il à votre ancienne équipe ?

On m’a inculqué là-bas un esprit. Les vrais Guingampais ne lâchent jamais. J’y ai parfois vécu des moments difficiles mais on a toujours su relever la tête. Il faut que les anciens, les Kerbrat, les Sorbon, montrent aux plus jeunes le slogan du club (« Tous ensemble, toujours En Avant ! »). À eux de garder tout le monde concerné. Guingamp est un club qui vient de loin et qui existe par son état d’esprit.

Nîmes n’a-t-il pas cet état d’esprit ?

C’est aussi un club familial avec des valeurs. Sur le terrain, on court, on fait les efforts, on se donne à 200 %. Le début de saison est bon (10e avec 8 points). Les joueurs qui étaient déjà là veulent prouver qu’ils ont le niveau de la Ligue 1. Je m’y retrouve. Tout donner sur un terrain, c’est ma marque de fabrique (sourire) !

Le public est également aussi chaleureux qu’à Guingamp…

Oui, il est extraordinaire. Il nous soutient de la même manière qu’à Guingamp. Il est derrière son équipe de la première à la dernière minute. Le stade des Costières est un petit chaudron, c’est chaud !

Certains pensaient que j’étais un peu usé, pourtant je suis toujours là

Sur un plan personnel, on vous sent épanoui…

J’ai souffert de la chaleur au début, c’était dur, aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Ma famille m’a rejoint au début du mois, on a trouvé une maison. L’adaptation s’est bien faite. Je me sens heureux à Nîmes.

Et sur le terrain ?

Certains pensaient peut-être que j’étais, non pas fini, mais un peu usé, pourtant je suis toujours là. L’année dernière, j’ai beaucoup joué (26 matchs de Ligue 1) et marqué pas mal de buts, dont certains importants à domicile (4 sur les 5 inscrits, ndlr). Je suis toujours présent !

À quel match vous attendez-vous ce mercredi ?

Ce sera forcément particulier pour moi, même si on s’est déjà rencontré en amical (1-0 pour EAG, le 4 août à Ploufragan). J’ai passé huit ans à Guingamp, c’est mon club de cœur, j’y ai plein amis. Mais, pendant le match, il n’y aura pas d’amis, seulement avant et après. On sait que Guingamp fait partie de notre championnat. On doit l’emporter, surtout à domicile. Pour l’instant, le bilan est positif mais on s’attend à ce que ce soit difficile. On va se concentrer sur nous et on verra comment se déroule le match, s’il faut s’adapter. Moi, je serai un Croco et j’espère bien que l’on va gagner. Inch Allah ! Ce n’est qu’une fois le match terminé que je redeviendrai supporter de Guingamp.