Sur la base du code électoral et du déroulement des trois précédentes élections, Emedia.sn vous présente les détails du processus électoral qui conduit à l’élection à la fédération sénégalaise de football.

1- QUAND AURA LIEU L’ÉLECTION POUR LA PRÉSIDENCE DE LA FSF ?

Dans une dizaine de jours, le 7 août 2021, la Fédération sénégalaise de Football (FSF) tiendra une Assemblée générale élective à l’issue de laquelle un président et seize membres du Comité exécutif seront élus pour une durée de quatre ans. Il s’agit de deux processus distincts : un qui permet l’élection du président de l’instance et un autre qui désigne les membres du Comité exécutif. Les présidents des Ligues foot pro et amateur, ainsi que ceux des groupements associés sont désignés avant l’AGE. Certains d’entre eux occuperont directement des postes de vice-présidents de la FSF.

2- QUI SONT LES CANDIDATS ?

Si quatre candidats (Mbaye Diouf Dia, Saer Seck, Augustin Senghor et Mady Touré) se sont officiellement déclarés et ont remplis les conditions d’éligibilité, on se dirige vraisemblablement vers un duel entre le président sortant, Me Augustin Senghor et le patron de l’Académie Génération Foot, Mady Touré, après Mbaye Diouf Dia et Saër Seck ont décidé de se ranger derrière le premier nommé à la faveur d’un consensus plaidé par des acteurs du football. Présent lors des tractations autour du protocole d’Eden Roc (siège du CNOSS) pour un consensus, Mady Touré lui a validé une partie (fusion des programmes des différents candidats) et annoncé reporter, à la date du 30 juillet, sa décision concernant le choix porté sur Augustin Senghor qu’il n’avalise pas.

Tout porte à croire qu’il va bien maintenir sa candidature. Le cas échéant, ce sera la deuxième fois que les deux protagonistes se retrouveront face au collège électoral du football sénégalais.

3- QUI SONT LES VOTANTS ?

Le collège électoral est composé des représentants à l’AGE des 28 clubs de la Ligue de football professionnel (14 en Ligue 1 et autant en Ligue 2), des clubs amateurs dûment affiliés à la FSF, de ceux des 14 Ligues régionales, de ceux de l’ONCAV, et enfin de ceux des groupements associés (arbitres, médecins, anciens internationaux, etc.). Chaque club a un seul représentant, mais le vote de celui de Ligue 1 compte pour trois voix, tandis que celui de Ligue 2 compte pour deux voix, contre une voix par club amateur. Chaque Ligue régionale a droit à deux représentants dont le vote compte pour une voix. L’ONCAV est également représenté par deux mandataires, pour une voix chacun. Enfin, les groupements associés, au nombre de huit, auront droit à huit mandataires, avec une voix pour chacun.

4- COMBIEN DE VOIX FAUT-IL POUR ÊTRE ÉLU ?

Pour être élu, au 1er tour, président de la FSF, il faut disposer de la majorité qualifiée, c’est-à-dire les deux tiers des suffrages valablement exprimés. Sinon, un second tour est prévu où il suffit d’avoir la majorité simple des suffrages valablement exprimés. Toutefois, il faut remarquer que cette année, ce sera la première fois depuis le départ du Comité de normalisation, qu’on aura droit qu’à deux candidatures (3 en 2009 et en 2017, 5 en 2013).

Pour les membres du COMEX, il faut la majorité absolue, soit 50% des suffrages valablement exprimés plus une voix, pour passer au premier tour. La majorité simple suffira en cas de second tour.

À noter qu’il appartient à la Commission électorale de fixer les détails de la composition du collège électoral et la liste des mandataires des différentes entités concernées. Cette commission, qui a pour mission d’organiser et de superviser la procédure électorale, est dirigée, cette année, par Me Seydou Diagne. Selon des informations obtenues par Emedia, elle devrait, dans les prochains jours, tenir un point de presse pour rendre public les derniers détails concernant la procédure de vote et le collège électoral fixé. Pour rappel, en 2013, il y avait 403 voix en jeu, contre 411 voix en 2017.

5- COMMENT SE SONT DÉROULÉES LES ÉLECTIONS PRÉCÉDENTES ?

Élu pour la première fois en 2009, à la suite du comité de normalisation dirigé par Mamadou Diagna Ndiaye après une longue période de crise institutionnelle traversée par le football sénégalais, Me Augustin Senghor, 19e président de la FSF, avait remporté la première bataille face aux candidats Malick Gakou et Oumar Diop. Grâce à 174 voix récoltées contre 130 pour Gakou et 26 pour Diop, Augustin Senghor occupait le fauteuil car il n’y eut finalement pas de second tour après le désistement de Malick Gakou, suite à de nombreuses tractations menées en coulisses, au centre aéré de la BCEAO (Yoff) où se déroulaient les joutes.

En 2013, Augustin Senghor, qui venait de boucler son premier mandat entamé en 2009, avait face à quatre candidats, dont Mady Touré. Le maire de Gorée avait largement remporté la bataille électorale avec 289 voix, contre 40 voix pour le promoteur de Génération Foot, 34 voix pour Ousseynou Faye et 2 voix pour Saliou Samb et Abdoulaye Diallo.

En 2017, à la fin de ce deuxième exercice, Senghor remporta un troisième mandat, cette fois-ci au second tour face à Mbaye Diouf Dia (260 voix contre 151), après avoir écarté Louis Lamotte au premier tour. Dans la foulée, il annonçait que ce serait son dernier mandat. Sauf qu’entretemps, auréolé de son statut précaire de 1er vice-président de la Confédération africaine de football, après avoir accepté un consensus “forcé” issu du protocole de Rabat, il a finalement fait volte face pour demander un quatrième mandat…

SourceEmedia
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