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A en croire le président de la fédération de football l’équipementier Romai n’a jusque-là honoré aucun de ses engagements financiers. « A ce jour (NDLR AG ORDINAIRE DU SAMEDI 8 AVRIL) on n’a pas reçu un seul sou de Romai on pense qu’ils vont respecter leur engagement » Voilà en substance la déclaration de me Augustin Senghor à propos du contrat liant la fédération sénégalaise de football et Romai.

Pour avoir fini de mettre d’accord la majeure partie du mouvement sportif sur l’incapacité de « sa fédération » à conduire les destinés de notre football, voilà que l’équipe de notre cher président vient une fois de plus de faire étalage d’une carence notoire dans la gestion de notre football. Le pilotage à vue de notre football est une triste réalité. Trop c’est trop, le football sénégalais mérite plus que cela. Aux soirs des compétitions qui ont consacré les échecs répétés de l’équipe nationale A, (pourtant vitrine de notre football) certains supporters avaient exprimé à travers la presse, tristesse, et déception, au même moment où d’autres dans le mépris le plus absolu avaient préféré garder le silence ; Alors que certains sportifs et non des moindres étaient en train de crier à hue et à dia pour que le gouvernement comprenne à quel point les investissements financiers consentis dans le football resteront vains tant que cet attelage continuera à gérer le football sénégalais.

Que notre football n’ira nulle part. Et qu’il existe des sénégalais à l’image de Malick Sy «Souris» et de feu Oumar Seck qui sont capables de diriger notre football. Lors de l’assemblée générale ordinaire, le président de la fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor a avoué avoir signé et plus grave, commencé à exécuter un contrat en portant les maillots de l’équipementier Romai sans aucune garantie financière et sans recevoir un seul sou.

Mais de qui se moque-t-on ? Comment peut-on s’adresser au peuple sénégalais avec autant de mépris après s’être fait gruger depuis le mois de janvier par des aventuriers ? Les grandes nations de football se font respecter et s’entourent d’un minimum de garantie avant de contracter avec les équipementiers. Que représente Romai par rapport à Puma et d’autres grandes marques qui font la fierté du football continental par leur sérieux et leur respect des dispositions contractuelles qui les lient avec les fédérations nationales ? Chers messieurs réfléchir sur le comment continuer à faire profiter les «parkas» de Puma au football, tel que vous l’envisagez, n’honore pas le football sénégalais, encore moins demander aux lions de porter leur propre parka. Il est étonnant que le football sénégalais continue d’être piloté à vue par un clan sans que les autorités de ce pays au premier rang desquels le président de la république ne disent un seul mot.

Sommes-nous pris en otage au point de laisser dériver notre football? Pour avoir fait la preuve de ses limites objectives, d’aucuns avaient pensé que le président de la fédération ne se présenterait plus devant les sénégalais pour briguer un autre mandat. Voilà que le schéma qui se dessine sous nos yeux, semble confortablement confirmer qu’au Sénégal, nos dirigeants sont loin d’avoir le culte de la démission. Sur la tenue de l’assemblée générale élective de la fédération de football à date échue. Les propos du ministre des sports avaient rassuré plus d’uns «l’état est là pour veiller sur le respect des délais, je suis d’accord avec le président Augustin Senghor qui ne veut pas aller au-delà de son mandat …» avait confirmé le ministre des sports monsieur Matar Ba lors d’une visite de courtoisie et dans un entretien accordé à nos confrères du quotidien STADES.

Au final, monsieur le président prend tout le monde à contre-pied. Aujourd’hui, les questions de principe et de respect et ou conformité de la légalité évoquées par Augustin Senghor sont foulées aux pieds. La recommandation de la commission électorale (qui ne s’impose pas) sur la question de la tenue de l’assemblée générale élective est venue comme une bouée de sauvetage. Elle permet de disposer d’une plus grande marge de manœuvre pour créer les conditions d’une réélection à l’image de celles qui ont eu lieu dans le passé. En réalité, cet argument qu’on semble envelopper sous le voile du principe de l’intérêt national et qui semble être légitimé en ces termes « nous vivons dans une période où il y a beaucoup d’activités au Sénégal, il ne faudrait pas que certaines activités prennent le pas sur le football » se passe de commentaires et dérange l’intelligence par sa légèreté dans l’absolue.

De quelles activités nous parle-t-on ? Pré-campagne électorale ou mois de Ramadan ? Le 17 Aout les sénégalais ne seraient-ils pas en plein dans la préparation et dans la recherche du mouton de Tabaski ? Autant de questions qui font penser que le football sénégalais est aujourd’hui loin de sortir la tête de l’eau. Sur la date du 24 juin initialement choisie, il apparait selon les explications fournies par le président Augustin Senghor que le ministère avait (certainement dans un souci de respect des textes) donné son aval, que la FIFA et la CAF n’avaient formulé aucune objection. Des lors, une seule et simple question se pose. Alors que l’état, à travers le ministre des sports monsieur Matar Ba s’était engagé à faire respecter les délais, qui a entériné la date du 12 Aout 2017

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