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Même s’il avait déclaré forfait lors de la dernière sortie des Lions pour cause de blessure, Cheikh Mbengue reste très au fait de la vie de l’équipe du Sénégal. Aussi, le défenseur latéral gauche stéphanois se projette-t-il sur les prochaines sorties des Lions, notamment ce double face-à-face avec les Étalons du Burkina Faso en août et septembre, dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2018. Pour l’ancien Toulousain, la victoire à Dakar est impérative. 

Cheikh, quelles appréciations faites-vous du dernier match des lions face à la Guinée équatoriale ? 

En sus d’un match amical (0-0 contre Ouganda), on avait celui de la qualification à la CAN 2019. L’essentiel a été fait tout en sachant qu’il n’est jamais facile de jouer au mois de juin. J’étais au stade lors de la victoire face à la Guinée équatoriale. Les gars l’ont emporté en mettant 3 buts. C’était classe. C’est ce qu’on demande. Maintenant, il faut comprendre que tout n’a pas été parfait. Pour être à l’intérieur, les matchs du mois de juin ne sont jamais faciles surtout en fin de saison. Il y a aussi beaucoup de joueurs qui n’ont pas pu venir à cause de blessures. Mais c’est bien d’avoir gagné ce premier match de qualification. Pour moi, ça rassure. Le reste viendra après.

Malgré l’efficacité offensive, la prestation d’ensemble de l’équipe a été décriée…

Il faut comprendre qu’il y avait d’abord un match amical où rien n’est évident. Tout comme le match contre la Guinée équatoriale. Mais, comme je l’ai dit, l’essentiel était de gagner. Mais vous savez, au Sénégal, il y a beaucoup de critiques. À nous de rester dans le positif et continuer à travailler pour pouvoir faire ce qu’il faut et avoir un jeu solide à tous les niveaux. Il fallait bien démarrer les éliminatoires pour garder la sérénité en vue de la double confrontation avec le Burkina Faso dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

Pensez-vous qu’il sera facile à l’équipe du Sénégal de décrocher la qualification au Mondial 2018 et à la CAN 2019 ?

Ce ne sera pas facile parce que rien n’est facile dans le football. Et aucune équipe ne fait de cadeau au Sénégal. À nous d’aller chercher ces qualifications-là parce que personne ne nous les donnera. L’impératif, c’est de battre le Burkina Faso à tout prix au mois d’août à Dakar et avoir un bon résultat chez lui en début septembre. Pour y arriver, nous savons bien ce qu’il nous faut : le travail. Il est clair que pour voir la Russie, il faut se donner à fond.

Êtes-vous en mesure de faire partie de ce projet ?

Je ne peux pas me projeter sur le long terme. Aujourd’hui, il y a la qualification à la Coupe du monde qui arrive et je pense que le mieux, c’est d’abord de décrocher la qualification. Mais avant d’y arriver, il y a aussi l’objectif intermédiaire qui reste la Coupe d’Afrique. C’est pourquoi je dis que seul l’avenir nous le dira. Il faut d’abord se qualifier mais aussi attendre de voir ce qui arrivera en club pour prétendre quoi que ce soit.

Quel commentaire faites-vous de la signature d’Adama Mbengue à Caen ?

J’ai vu l’information et je suis très content pour lui. Le seul conseil que je peux lui donner, c’est de continuer à travailler. Il va découvrir le championnat français qui n’est pas du tout facile. Mais, je sais qu’il aura le temps de s’adapter. Après, il doit être à l’écoute et au travail. Quand on change de pays et de championnat, on doit prouver qu’on a les qualités pour réussir. C’est pourquoi je lui souhaite plein de réussite.

Comment l’avez-vous trouvé en sélection ?

Je l’ai trouvé bon avec l’équipe nationale. Il a amené de la fraîcheur et de l’enthousiasme. Il est plein de qualités et c’est bien pour lui ; il ne doit pas baisser les bras. À lui de prouver qu’il a des qualités pour monter en puissance tout en restant lui-même.

Est-il une menace pour votre place sur le flanc gauche ?

Non du tout. La place n’appartient à personne et aucune place n’est réservée à ce que je sache. C’est une question que l’on me pose souvent et ma réponse n’a jamais varié. Aujourd’hui, c’est untel demain se sera un autre et ainsi va la vie. Moi, je fais mon travail. Si on me fait jouer je me donne à fond, dans le cas contraire je suis à fond derrière ceux qui sont alignés pour défendre nos couleurs. C’est aussi simple que ça.

D’aucuns pensent qu’avec l’expérience, vous êtes en pole sur le flanc gauche de la sélection…

Moi je ne prête jamais le flanc. Il est clair que j’ai toujours les jambes pour tenir mais, comme je le dis, le dernier mot appartient toujours au sélectionneur.

Parlons de votre club, apparemment vous êtes indésirable à Saint-Étienne…

J’ai un contrat de deux ans qui court avec l’AS Saint-Étienne. Je compte aller jusqu’au bout, comme je l’ai toujours fait dans mes différents clubs. Malgré la fausse information qui est sortie aujourd’hui selon laquelle je suis indésirable, j’ai rencontré les dirigeants. Nous avons bien discuté et je suis encore à Saint-Étienne cette année.

Comptez-vous y rester ?

Il me reste deux ans de contrat comme je l’ai dit. J’ai la tête à Saint-Étienne. Il est clair qu’en football, tout peut aller trop vite mais comme je vous l’ai dit, je reste concentré sur mon club. C’est vrai que les blessures ont perturbé et plombé ma dernière saison mais cela est derrière nous. Je me concentre sur la nouvelle. Là, je me prépare pour faire une bonne saison.

Confirmez-vous des touches en Turquie ?

Sincèrement, je l’ai appris comme vous à la presse. Je ne me focalise pas sur ça. Pour l’instant je suis à Saint-Étienne et je ne m’occupe pas de ce genre de chose. Si on m’appelle on verra mais, pour l’instant, je n’ai vraiment rien de sérieux.

Le changement de staff technique n’aura-t-il pas des conséquences néfastes pour vous ?

Le changement a toujours des conséquences qu’elles soient positives ou négatives. Je ne me prends pas la tête. À moi de donner le maximum de moi-même. Et on verra ce que ça donnera. Il y a du temps. Il faut travailler tous les jours pour voir. Pour l’instant, je n’ai pas encore discuté avec le nouvel entraîneur et son staff technique. La reprise a eu lieu lundi dernier. Nous avons juste fait une semaine. Il faut prendre tout le temps pour voir comment ça se passera. En tout cas, pour l’instant, tout est clair dans ma tête : c’est Saint-Étienne.

Avez-vous retrouvé vos sensations après une fin de saison compliquée marquée par une blessure ?

Pendant les vacances, j’ai eu l’occasion et le temps de me pré- parer. Là, je me sens bien pour être au meilleur de ma forme. Il ne me reste que du travail. On a conscience que rien ne sera facile. Mes sensations restent toujours bonnes en vue de la prochaine saison.

Est-il prématuré de parler de concurrence sur le flanc gauche de Sainté ?

Pas du tout. La concurrence existe toujours. Moi, je n’en ai pas peur puisque c’est notre quotidien de footballeurs. Que ce soit sur le terrain ou dans la vie de tous les jours, la concurrence fait toujours rage. Ça fait maintenant 10 ans que je suis dans ce métier. Ce qui veut dire que, tout le temps, je fais face à une concurrence et il en faut parce que c’est important.

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