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Cete rubrique “Les premières de …” va tout au long du parcours des Juniors au Mondial Corée du Sud 2017, lever un coin du voile sur la vie de certains acteurs en interrogeant leurs souvenirs. Aujourd’hui Waly Diouf, défenseur central qui vient de quitter l’AJ Auxerre (D2 France) pour le Deportivo Leganés (D1, Espagne).

ta première sortie hors de france ?

Je suis né en France. Mon père est de nationalité sénégalaise et ma mère elle est de nationalité française. Ma première fois, c’était quand je quittais la France pour venir au Sénégal. Chaque été, chaque grande vacance, entre juin et juillet, mes parents et moi, nous avions l’habitude de faire le voyage pour venir au Sénégal voir la famille. Ma première fois au Sénégal c’était en 1999, deux ans après ma naissance.

Ton premier maillot ?

Mon premier maillot, c’est celui d’El Hadj Ousseynou Diouf à la Coupe du monde 2002. On me l’avait acheté. En France, tout le monde sait qu’il y a beaucoup d’expatriés sénéga- lais, donc ce n’était pas compliqué d’avoir un maillot. Je me rappelle, je le portais à l’école le jour où le Sénégal a battu la France (1-0). J’étais vraiment très heureux. Au début, on ne partait de rien. Tout le monde nous voyait perdre contre la France qui était aussi championne du monde et championne d’Europe en titre, mais moi je croyais à la surprise et je ne m’étais pas trompé. J’étais le plus content du monde parce que tout le monde annonçait la défaite du Sénégal à l’école.

Ton premier match amical international ?

C’était contre le Kenya au stade Léopold Sédar Senghor en préparation de la CAN Zambie 2017. Nous avions gagné (4-0). Pour une première, c’était un bon début. Je suis trop fier d’arborer les couleurs du Sénégal. J’étais heureux. Chaque joueur rêve de faire quelque chose pour son pays.

Ton premier salaire ?

C’était avec l’Olympique lyonnais quand j’avais 16 ans. J’étais encore en formation. Ce n’était pas de grandes sommes, cela tournait autour de 800 euros (520.000 FCFA). C’était quelque chose de nouveau. Dans la formation en France, on a la chance de toucher de l’argent très jeune, donc il faut savoir bien l’utiliser. Pour la symbolique, j’avais donné l’intégralité à mes parents qui ont toujours été là pour moi depuis ma naissance et à ma fa- mille au Sénégal. Le sens du partage.

Ta première coupe de cheveux ?

Quand j’étais petit je rasais tout simplement mes cheveux sans faire de coupe particulière. Mais à la fin de la Coupe du monde 2002, en Corée justement, j’étais fan de l’attaquant brésilien Ronaldo et j’avais dit à mon coiffeur de me faire la même chose.

Ton premier souvenir avec les professionnels ?

Mon premier souvenir avec les professionnels c’était lors d’un entraînement en 2015. J’étais à Lyon et j’avais eu la chance de m’entraîner avec certains joueurs que je regardais à la télévision avec des étoiles dans les yeux étant plus jeune. Des joueurs comme Maxime Gonalons, Samuel Umtiti ou Alexandre Lacazette. ta première rencontre avec une star ? C’était Ronaldinho en 2002,
lorsqu’il évoluait au PSG au début de sa carrière. En effet, mon grand frère jouait au PSG aussi, dans les catégories d’école de foot. J’avais eu la chance de croiser Ronaldinho. Je me rappelle encore que j’avais tellement de choses à lui dire que tout s’est mélangé dans ma tête. Mais il était vraiment gentil et abordable, surtout avec les enfants que nous étions.

Ta première boulette ?

Même si je ne sais pas si on peut appeler ça boulette, c’était à l’école de foot. On avait une finale d’un tournoi très important, j’étais le dernier tireur lors d’une séance de penaltys et j’avais envoyé le ballon dans les nuages… J’avais pourtant le penalty de la gagne et jusqu’au jour d’aujourd’hui je n’ai pas oublié cet épisode.

Ton premier autographe ?

C’était en 2014 quand j’ai été champion de France Cadets. Ça m’a fait bizarre sur le moment car quelques années en arrière j’étais le petit qui en demandait (rires).

Ton premier but ?

Je n’ai jamais été un grand buteur car j’ai toujours, depuis tout petit, aimé jouer derrière en défense. Mais il m’arrivait de me servir de ma frappe pour marquer de loin quand j’avais 6-7 ans.

Ton premier match en spectateur ?

C’était un match du PSG au Parc des princes lors de la saison 2002- 2003. Comme je viens de la région parisienne, PSG était le grand club de la Ville et nous y allions avec mon père et mon grand frère. Depuis je suis toujours fidèle à cette équipe.

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