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Stade Rennais. Diafra Sakho, la deuxième fois est la bonne

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 Le Stade Rennais ne va pas terminer la saison comme il l’a commencée, sans avant-centre. Le dossier Diafra Sakho, ouvert en août par la précédente direction du club, est proche d’être finalisé.

Rarement une arrivée avait suscité une telle attente et un joueur passé deux visites médicales en quatre mois. Diafra Sakho n’est pas encore officiellement rennais qu’il est déjà assuré de garder une place dans la grande histoire du club et ses petites anecdotes. Débarqué à l’aéroport de Saint-Jacques-de-la-Lande en provenance de Londres, le 30 août dernier à 10 h 15, il avait filé vers l’hôpital de Saint-Grégoire pour y passer la traditionnelle
visite médicale. L’affaire semblait en bonne voie et l’accord proche autour d’une indemnité de transfert de 10 M€, mais Crystal Palace était entré dans la danse, avec une offre à 12 M€ plus 2 M€ de primes à la signature. Et à 19 h 30, West Ham fermait la porte via son président David Gold, sur Twitter : « Diafra Sakho n’est pas à vendre, il fait partie intégrante de notre effectif de l’équipe première et jouera un rôle dans notre rétablissement. »

Les négociations s’étaient toutefois poursuivies le 31 août grâce à la volonté de l’avant-centre de signer en Bretagne et ses efforts financiers consentis (salaire supérieur à 100 000 € mensuels en Angleterre). « J’ai donné ma parole à Rennes, je signe à Rennes », avait-il ainsi rétorqué à sa direction, séduite par Crystal Palace, avant que l’argumentation du refus de le vendre à Rennes ne s’axe sur un problème d’effectif.

Visite médicale à Paris

Reparti en Angleterre dès le 30 août en fin d’après-midi, Sakho s’était présenté dans locaux de West Ham, au stade olympique de Londres, mais n’avait pu s’entretenir qu’avec le secrétaire du club Andrew Pincher, aucun
actionnaire n’étant présent sur place. Pincher avait alors confirmé à Sakho la position du conseil d’administration, à savoir le refus de le transférer.

Cet automne, René Ruello a réactivé la piste en vue du mercato d’hiver et l’international sénégalais (8 sélections, 3 buts), peu utilisé à West Ham (14 apparitions en Premier League cette saison pour 2 buts, mais aucune titularisation) s’est à nouveau montré intéressé. Aussi, lorsqu’Olivier Létang a lancé la recherche d’un avant-centre si nécessaire au SRFC, le responsable du recrutement Jean-Luc Buisine a remis sur la table un dossier qu’il avait lui-même ouvert et qui n’a donc finalement jamais été fermé.

Proche d’Ismaïla Sarr

Diafra Sakho a ainsi passé, hier à Paris, une deuxième visite médicale avec le SRFC. Cette fois, l’affaire devrait véritablement se conclure autour d’un transfert sec, aux alentours de 11 M€, pour deux ans et demi de contrat. La signature est prévue ce matin à Rennes. Et il faut encore souligner la pugnacité du joueur dans son choix, malgré le forcing de Bordeaux et celui de Crystal Palace.

Formé à Génération Foot, l’académie du FC Metz au Sénégal, Diafra Sakho (28 ans) sera utilisable immédiatement pour le Stade Rennais, qui va donc enregistrer la troisième arrivée d’un attaquant en trois hivers – après Kermit Erasmus et Aldo Kalulu -, celle-ci offrant beaucoup plus de garanties. Sakho avait tout de suite été efficace en Angleterre, avec 12 buts et 2 passes décisives la première saison. West Ham l’avait alors prolongé, salaire doublé à la clef. Mais il a ensuite cumulé les blessures.

Appelé Diaf depuis l’enfance, Sakho était surnommé The fireman (le pompier) par ses coéquipiers à West-Ham, à la suite d’un incendie dans son appartement, en octobre 2014, quatre mois après son arrivée. « Je prenais ma douche, j’avais oublié mon thé sénégalais sur le feu, racontait-t-il amusé au Républicain Lorrain, le 14 avril 2015. Tout l’immeuble et d’autres joueurs, Valencia, Kouyaté, ont été évacués. Quand je me suis retrouvé en bas, je suis resté dans un coin. La honte. » En Bretagne, il va découvrir la Ligue 1 et retrouver deux compatriotes, Abdoulaye Diallo et Ismaïla Sarr, avec lequel il a mangé à plusieurs reprises à Metz, l’an dernier. Comme eux, le nouveau buteur rennais aura en ligne de mire le Mondial russe, en juin.