La défaite (4-2) des «Lions» du Sénégal, le 8 septembre dernier, face aux « Elephants » de la Côte d’ivoire, continue d’occuper les colonnes des journaux et les ondes. Des critiques fusent de toute part. Pourtant, tout reste encore possible pour le Sénégal qui est loin d’être éliminé de la course pour la Can 2013.

La cuisante défaite que les «Lions» ont essuyée le 8 septembre dernier au stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, face aux «Eléphants» de la Côte d’Ivoire, a déclenché l’ire contre Joseph Koto, « coupable » aux yeux d’une partie de l’opinion publique, de la presse nationale et des Fédéraux tapis dans l’ombre d’un mauvais coaching.

Le sélectionneur de l’équipe nationale est accusé à tort ou à raison de tous les pêchés d’Israël. Pourtant, rien n’est pas encore perdu. Mieux, la qualification reste encore dans le domaine du possible. Même si, il faut le reconnaitre, la tâche s’avère ardue au vu du score à l’issue du match à l’aller.

Aussi, il semble qu’il faut plutôt taire les querelles et mobiliser les forces afin de pousser les «Lions» vers un sursaut d’orgueil pour qu’ils puissent rugir et arracher le ticket pour l’Afrique du Sud.

Nous disposons d’une jeune génération capable de tenir tête à n’importe quelle sélection au monde. Fut-elle celle des Eléphants de la Côte d’Ivoire qui a largement démontré qu’elle a été à la portée de l’équipe nationale du Sénégal.

Il faut donc y croire. Le Sénégal dispose des moyens de renverser la vapeur au soir du 13 octobre 2012. Mieux, nous devons le faire parce que les conséquences d’une élimination seraient désastreuses. Le Sénégal du football en a marre d’un éternel recommencement et on ne peut passer le temps à… reconstruire.

Nous avions déjà touché le fond suite à notre élimination par la …Gambie de la Coupe d’Afrique et du Mondial 2010. Nous avons mis deux ans à reconstruire.

D’abord avec le Comité de normalisation du football (CNF) présidé par Mamadou Diagna Ndiaye. Cette structure d’exception a remis le football sénégalais sur les rails avec l’installation d’une nouvelle Fédération avec à sa tête Me Augustin Senghor.

Le Sénégal expérimente alors la Ligue professionnelle avec ses hauts et ses bas. Les «Lions» retrouvent en 2012, le gotha du football africain de très fort belle manière en éliminant le Cameroun et la Rd Congo, avant de sombrer à Bata.

Dans la même foulée, les «Olympiques» annoncent la couleur en décrochant la première qualification du Sénégal aux JO à Londres, même s’ils ont été stoppés en quarts de finale. L’espoir renait. Le football sénégalais repart sur de nouvelles bases avec une relève presque assurée.

C’est cette dynamique qu’il ne faudrait surtout pas casser en jetant l’enfant avec l’eau du bain. Ce serait vraiment dommage pour ce peuple qui ne cesse de sacrifier pour mettre les joueurs dans des conditions de performance. Le Sénégal mérite plus que ça. Il s’agit d’une double confrontation. La Côte d’Ivoire a su exploiter certaines failles de notre système. A nous de saisir la balle au rebond.

Il sera loisible de faire un diagnostic sans complaisance de la situation avant d’aller en Afrique du Sud.

Dans cette perspective, une forte mobilisation de tous s’impose et la Fédération sénégalaise ne devrait pas faire preuve de «gourmandise».

En Côte d’Ivoire, les places étaient acquises à des prix raisonnables. La loge présidentielle ne coûtait que 50.000 F. Cfa contre 100.000 F. Cfa chez nous.

Pour attirer davantage le public au stade, l’instance fédérale devrait songer à baisser considérablement les prix du ticket d’entrée. Même si la loge ou l’annexe sont généralement réservées à certaines bourses, les tribunes couvertes et découvertes devraient être plus accessibles.

Mieux, il serait judicieux de réserver les « virages » à des écoles de football en s’assurant qu’ils seront remplis. Dans une compétition, après la perte d’une manche, on se retrousse l’autre et on avance avec son public derrière. Haut les coeurs !

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