Papy Djilobodji : «Mon passage à Chelsea n’est pas un échec »

    L’ancien défenseur de Nantes a rebondi a ijon après des expériences compliquées à Chelsea, Brême et Sunderland. Dans un entretien qu’il a accordé à nos confrères du site L’Equipe, il raconte comment le yoga l’a aidé à progresser sur le terrain. Et à se canaliser. Il a détaillé pendant une demi-heure comment le yoga lui a permis de gommer certains de ses défauts et de garder le cap, malgré les galères qu’il a connues à l’étranger ces deux dernières années, que ce soit à Chelsea en 2015 (où il n’a pas joué), à Brême en 2016 (où il a été suspendu pour avoir menacé un adversaire d’un geste d’égorgement) ou la saison dernière à Sunderland (où son club a été relégué), qui l’a prêté à Dijon.

    «Vous êtes connu pour votre pratique régulière du yoga. Avez-vous trouvé un professeur à Dijon depuis votre arrivée fin août?

    Oui, j’ai fait deux séances depuis que je suis arrivé, mais mon professeur est parti en voyage depuis, il faut que j’en trouve un autre. C’est important pour moi, car le yoga me permet de me sentir bien dans mon corps, d’être plus souple, de répéter les efforts sur le terrain et d’être plus fort mentalement.

    Ces deux dernières années, vous avez joué à Chelsea, au Werder Brême et à Sunderland. Vous avez trouvé un prof de yoga sur placé

    Pas à Brême, car je suis resté peu de temps et je vivais à l’hôtel. Mais quand je jouais à Sunderland, oui, j’avais trouvé un prof de yoga à Newcastle, car je vivais là-bas. Le mieux, c’était à Chelsea, il y avait un prof de yoga à disposition au club tous les jours, Vinnie. Il m’aimait bien.

    Cette pratique vous aide-t-elle à mieux accepter les aléas de votre carrièréComme le fait de n’avoir joué que cinquante-neuf secondes lors des six mois que vous avez passés à Chelseà

    Mais mon passage à Chelsea, pour moi, ce n’est pas un échec.Parce qu’on ne m’a pas donné ma chance. Evidemment, j’aurais aimé plus jouer pour montrer ce que je valais, mais là, je n’en ai pas eu l’occasion car, comme vous l’avez dit, je n’ai joué que cinquante-neuf secondes d’un match de Coupe de la Ligue. D’ailleurs, j’avais été bon, hein, on m’avait fait deux passes et je n’avais pas perdu le ballon.

    Malgré tout, cette expérience à Chelsea a été instructivé

    Evidemment! Tu apprends forcément en fréquentant des joueurs de classe mondiale, comme Eden Hazard ou John Terry’ Lui, c’est un vrai leader. Avant les matches, même s’il n’était pas titulaire, il prenait la parole dans le vestiaire pour motiver tout le monde, comme si lui-même allait jouer. Et quand il commençait à parler, tout le monde se taisait, c’était impressionnant. Tu sentais que c’était une légende au club. Ce n’était pas Papy Djilobodji, quoi! (Il s’esclaffe.)

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