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Depuis son retour à Nancy en provenance du Qatar, Issiar Dia renaît de ses cendres. Le natif de Sèvres qui veut aider les nancéiens à atteindre leur objectif de maintien en Ligue 1, reconnaît que l’équipe nationale du Sénégal lui manque. Même s’il ne veut pas forcer la ports, le feu follet dit avoir la prochaine Coupe d’Afrique des Nations dans un coin de sa tête. 

Issiar, parlez-nous un peu de votre début de saison

Ça va. Ça se passe super bien. On a eu quelques difficultés en début de saison, mais au fil des rencontres, nous avons rectifié le tir. Il est clair que ça ne sera pas facile mais on est là, on tente de tenir le coup. La, on enchaine avec quelques bons résultats et tant mieux pour la suite.

En début de saison, Nancy s’est montré timoré. Qu’est-ce qui explique cela ?

Il n’y avait pas tout l’effectif au début. N’oublions pas aussi que de nouvelles recrues sont venues se greffer au groupe qui était déjà là. Moi, je suis arrivé au mois d’aout avec Alou Diarra. On est là pour bien aider l’équipe. C’est vrai que nous avons connu un début un peu poussif, mais je pense qu’on a rectifié le tir.

Vous avez eu un petit retard à l’allumage…

Comme je l’ai dit, je ne suis revenu qu’au 31 août, c’est-à-dire à la fin du mercato estival. Après, le coach m’a remis petit à petit dans le groupe. Aujourd’hui, je suis super content parce que je joue titulaire et je commence à retrouver toutes mes sensations et mes jambes aussi.

Est-ce que c’est le Issiar Dia de 2010 qui est revenu à la maison ?

Oui et non. Je pense que l’essentiel, c’est d’être très bien parti. Il y a encore pas mal de choses à faire. J’ai certes retrouvé mes sensations, mais je pense que le meilleur reste à venir.

La cure que vous avez effectuée en Italie a-t-elle fait ses effets ?

Effectivement, cette cure que j’ai effectuée m’a permis de perdre quelques kilos et de rester plus mobile sur le terrain. J’ai aussi fait une très belle préparation avec Nancy. Cela commence à payer et je suis vraiment content de mon rendement au sein de l’équipe.

Quels objectifs vous fixez-vous avec Nancy ?

Il est clair que mon objectif est de réussir la plus belle des saisons avec Nancy. D’aider le club à progresser convenablement. Je pense que nous avons un bon groupe pour réussir beaucoup de choses cette saison.

Est-ce qu’au bout de votre année de contrat, vous partirez de Nancy ?

On ne sait pas ce qui se passera demain. Ce qui est important, c’est que tout se passe super bien aujourd’hui. J’enchaine des matchs. Pour l’instant, je suis bien à Nancy. Je me focalise sur ma saison.

Ça vous dit quoi l’équipe nationale du Sénégal ?

Ça fait plaisir de voir les joueurs défendre les couleurs de notre pays. J’ai eu Moussa Sow qui est revenu en sélection ces derniers temps, il m’a dit qu’il y a un bon groupe. C’est plaisant de retrouver les coéquipiers et sur le terrain ça travaille dur. Quoiqu’il arrive je supporterai toujours cette équipe.

Avez-vous envie de revenir ?

Pour dire vrai, l’équipe nationale me manque. C’est toujours plaisant de s’y retrouver, de travailler et de défendre les couleurs de la Nation. C’est toujours important pour un international de défendre les couleurs de son pays dans les compétitions internationales notamment la Coupe du monde et la Coupe d’Afrique. Ce sont ces gros matchs qui font grandir un joueur. Mais, cela passe forcément par de grosses performances en club.

Quel est votre plus grand souvenir en équipe nationale ?

Il est clair que ma toute première arrivée en sélection restera à jamais gravée dans ma tête. J’étais avec des joueurs de gros calibres tels que Khalilou Fadiga, El Hadji Diouf, Henri Camara et autres. Ça été mon plus beau souvenir et cela demeure toujours en moi.

La CAN-2017 est-elle dans un coin de votre tête ?

Comme je le dis, l’équipe nationale reste ce qu’elle est. C’est mon pays, c’est ma nation, c’est ma patrie. Donc, partant de la, je vous dis oui, la sélection est dans un coin de ma tête. Mais, cela passe par mes performances avec Nancy.

Vous avez participé à celle de 2012, non ?

J’ai joué la Coupe d’Afrique 2012 avec Amara Traoré. Malheureusement, elle ne s’est pas bien passée. Aujourd’hui, il y a une nouvelle Coupe d’Afrique qui arrive. Il y a de belles choses qui se passent aujourd’hui en équipe nationale.

Quels échos avez-vous d’Aliou Cissé ?

Je n’ai franchement que de bons échos. C’est un homme de caractère qui tire le meilleur de ses joueurs. Il a été footballeur, capitaine, donc un leader du vestiaire. Il connait cette équipe nationale parce que c’est sa maison. C’est bien. Et personnellement, j’ai toujours dit qu’il nous fallait un entraineur de sa trempe, qui aide ses joueurs à aller de l’avant et qui discute avec eux. C’est bien pour tout le monde.

Avez-vous hâte de travailler avec lui ?

Moi je suis ouvert. Et depuis que j’ai décidé de jouer pour le Sénégal, je n’ai jamais refusé de travailler avec un sélectionneur. Ce serait une faute de ma part. Je suis à Nancy et je pense que pour revenir en sélection, ça passera par mes performances en club.

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