Les clubs sénégalais engagés en compétitions africaines ont connu des fortunes diverses. Teungueth et Jaraaf ont vécu des déplacements aux goûts bien différents, mais l’espoir réside dans le fait que les représentants du football sénégalais ont eu un bon comportement à Tunis, autant à Hararé.  Dans le jeu, dans l’engagement collectif et dans l’investissement, les deux équipes en tête du classement ont été à la hauteur.

Malgré sa défaite sévère, car le partage des points n’aurait pas été usurpé, les Rufisquois ont montré à Tunis qu’ils n’avaient pas volé leur qualification. Et que leur présence en phase de poule de la Ligue des champions coule de source.

Face à l’Espérance, Teungueth a regardé son adversaire dans le blanc de l’œil et fait jeu égal. Se payant le luxe d’ouvrir la marque devant un pédigrée à plus de 100 matchs à ce niveau, traduisant le manque de complexe des sénégalais. Qui regrettent au passage ce penalty suspect sifflé contre eux dont l’incidence fut certaine sur le déroulé de la partie.

Quand s’y ajoute une glissade du portier sénégalais sur le second but tunisois, cela fait trop. Comme si le sort s’était acharné sur cette jeune équipe, au caractère trempé.

Cela n’empêche que les Rufisquois savent ce qui leur reste à faire lors de la réception de Zamalek dans deux semaines, à Thiès.  Avec un débours minimal, une victoire les relancerait complètement dans cette poule de feu.

Quant au Jaraaf, disputant le tour de cadrage à Hararé face au Platinum, il a réussi la bonne opération du week-end. Une victoire certes étriquée, mais ô combien importante, qui conforte la bonne dynamique dans laquelle elle baigne depuis un mois. Après trois victoires de rang en championnat, le Jaraaf enregistre une quatrième loin de ses bases.  La deuxième de suite en coupe Caf, à l’extérieur.

Après avoir résisté pendant une heure et un penalty arrêté par Pape Seydou Ndiaye, le Jaraaf sortait de sa réserve et plaçait des banderilles. Le ballon récupéré haut par Madické Kane est bonifié par Babacar Seck dont la passe trouve Albert Diène pour le but victorieux (69, 1-0).

Les verts manquent à deux reprises de doubler la mise par Ousmane Sagna dont la tête est détournée avec autorité par le portier Petros Mhari.  Un manque de discernement, car il pouvait contrôler et avoir un autre comportement car étrangement seul dans l’axe de la défense zimbabwéenne.

Sentant que rien ne semblait leur réussir, ils vont pousser avec véhémence pour essayer de changer le cours d’un destin qui les confinait toujours à une défaite certaine. Même cette balle en toute fin de partie de Bello Gift sur le poteau (94) leur prouvait que la défaite semblait inéluctable.  Sa reprise qui échoit sur le poteau demeure inexplicable pour staff et commentateur qui s’en donnaient à cœur joie dans les explications à la fin de la partie.

Quelque soit la surface du pied utilisé, ce ballon ne pouvait que finir dans les buts car Pape Seydou était loin de l’action et entièrement battu.

Au final, c’est un grand coup que réussit le Jaraaf, en attendant de valider ce bon résultat lors de la réception de Platinum dans une semaine à Thiès.

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