L’équipe nationale a bouclé l’exercice 2019 sur une bonne note. Une retentissante victoire (4-1) contre l’Eswatini. Au total, le Sénégal a disputé, entre mars et novembre, 13 matchs pour 10 victoires, 1 nul et 2 défaites. Malgré ce parcours, les copies rendues par la sélection ont souvent été en deçà des attentes. L’équipe d’Aliou Cissé a neuf mois pour retrouver des valeurs en termes d’organisation, mais aussi pour perfectionner les automatismes de son groupe.

Contre l’Eswatini, le Sénégal a bouclé son 13e match de l’exercice 2019. Une rencontre comptant pour la 2e journée des éliminatoires de la Can 2021 et conclue par une victoire qui a permis aux Lions de terminer à la tête du groupe I. Le Sénégal a certes étrillé l’équipe eswatinienne (4-1), mais n’a pas été très convaincant pour les observateurs. Face à cette formation loin d’être un foudre de guerre, les protégés d’Aliou Cissé se sont rebiffés après l’orage (le match a été interrompu pendant une demi-heure) et ont trouvé cette fraîcheur et l’efficacité qui leur ont permis de faire la différence. Quatre jours plus tôt, des Lions poussifs sont venus à bout du Congo, battu 2-0. Si le début de la campagne de qualification Cameroun 2021 a été satisfaisant (6 points sur 6), Kalidou Koulibaly et ses partenaires ont affiché quelques lacunes à presque tous les niveaux. Après une Can égyptienne assez palpitante et une reprise des différents championnats assez mouvementée pour certains, Aliou Cissé a dû faire face à une baisse de forme, des blessures et autres forfaits ; ce qui l’a obligé à faire avec les joueurs qu’il avait sous la main. Un groupe qui n’a pas été ridicule, mais qui gagnerait à prendre une toute nouvelle dimension s’il veut écrire l’histoire.

Même si les Lions n’ont perdu que deux fois (contre l’Algérie) lors de ces 13 rencontres, tout est loin d’être parfait. Il leur a manqué ce liant qui sied aux grandes équipes ; que ce soit contre Madagascar (2-0, éliminatoire Can 2019) ou contre le Brésil (1-1, match amical).

Pourtant, Aliou Cissé a toujours disposé d’un assemblage de talents, prometteurs, mais son groupe n’a que rarement laissé transparaître une réelle réponse collective. Elle n’a pas souvent produit ce grand jeu que l’on attend d’une équipe de son standing, de surcroît première nation africaine au classement Fifa.

Des lacunes à combler

Derrière les statistiques qui inspirent le respect (10 victoires, 1 nul et 2 défaites), le chantier comporte des édifices instables à consolider. Car si l’attaque, assez efficace et qui a réussi à compiler 20 buts en 13 rencontres, la défense (5 buts encaissés), remaniée à chaque match -Cissé n’ayant jamais joué avec le même quatuor-, n’a pas souvent offert tous les gages de sécurité. Idem pour le milieu de terrain, souvent chamboulé, qui n’a pas toujours carburé à la vitesse escomptée. Le chantier sera important à ces trois niveaux.
Cependant, des certitudes demeurent. Le constat pour ces 13 matchs, c’est qu’une nouvelle page s’est ouverte avec l’arrivée de jeunes espoirs qui seront, à n’en point douter, les fondations de la nouvelle génération ; car la Tanière ayant besoin de sang neuf et nombre de cadres qui ont fait plusieurs Can risquent de ne plus être de l’aventure. Le chef de file de cette nouvelle génération n’est autre que Krépin Diatta. Le jeune milieu de terrain qui a fini de convaincre les observateurs jouit d’une bonne cote auprès du sélectionneur national. Il s’y ajoute que son aisance technique et sa vision du jeu font de lui le futur dépositaire du jeu des Lions. Il y a aussi le prometteur Habib Diallo, qui a ouvert son compteur lors du match contre Congo et Famara Diédhiou, auteur d’un hat-trick face à l’Eswatini et du but égalisateur contre le Brésil. En pleine possession de ses moyens, ces deux attaquants pourraient signer un long bail en sélection. Moussa Ndiaye, Naby Sarr et Mame Baba Thiam qui ont été convoqués pour cette double confrontation (Congo et Eswatini) attendent de saisir leurs chances. Sans compter tous ces joueurs qui frappent aux portes de la sélection.

Aliou Cissé aura donc l’embarras du choix. Mais il devra combler les lacunes notées en apportant les réglages qui s’imposent. Le sélectionneur national a neuf mois pour réorganiser son équipe et créer les automatismes qu’il faut. Il devra davantage travailler sur la maîtrise du jeu et faire retrouver de la fluidité à cette équipe qui doit faire preuve de plus de réalisme sur les coups de pied arrêtés, les penalties surtout, pour mieux engager la suite des éliminatoires de la Can 2021 en août prochain. Le Sénégal sera aussi sur un autre front : la phase qualificative pour le mondial Qatar 2022 qui démarre à partir de 2020.

LES MATCHS DU SÉNÉGAL EN 2019
23 mars : Sénégal-Madagascar 2-0
26 mars : Sénégal-Mali 2-1
16 juin : Sénégal-Nigéria 1-0
23 juin : Sénégal-Tanzanie 2-0
27 juin : Sénégal-Algérie 0-1
1er juillet : Kenya-Sénégal 0-3
5 juillet : Ouganda-Sénégal 0-1
10 juillet : Sénégal-Bénin 1-0
14 juillet : Sénégal-Tunisie 1-0
19 juillet : Sénégal-Algérie 0-1
10 octobre : Sénégal-Brésil 1-1
13 nov. : Sénégal-Congo 2-0
17 nov. : Eswatini-Sénégal 1-4

LES BUTEURS (20)
4 : Sadio Mané, Famara Diédhiou
2 : Mbaye Niang, Gana Guèye,
1 : Pape Alioune Ndiaye, Habib Diallo, Ismaïla Sarr,
Keita Baldé, Moussa Konaté, Krépin Diatta, Sidy Sarr.

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