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Les dirigeants des clubs ont renouvelé leur confiance au président sortant Saër Seck pour un nouveau mandat de quatre ans. Réélu à la tête de la présidence de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), le président, Saer Seck a accordé un entretien exclusif à SeneNews.com, une occasion pour lui de revenir sur son bilan. Le nouvel élu est revenu sur la professionnalisation de la ligue, les négociations avec le sponsor orange qui tardent à être effective, ses divergences avec le Président du GFC Diamil Faye. Saer Seck a aussi réaffirmé sa volonté de poursuivre le travail entamé avec un accent particulier sur la recherche de fonds d’où la priorité sera  « économique ».

SeneNews.com : Vous venez d’être réélu pour quatre ans encore à la tête de la Ligue pro. Quel bilan tirez-vous de votre premier mandant ?

Saer Seck : D’abord je remercie mes collègues président de club qui m’ont renouvelé encore une fois leur confiance. C’est dire qu’il y’a un travail qui a été bien fait. Pour revenir à la question, il faut dire que pendant ses quatre ans, dans l’organisation, on a bien maîtrisé le calendrier, le début et la fin du championnat sont bien définis ; donc vraiment c’est bien organisé. En plus, maintenant, nous  avons notre propre siège. Il n’y a pas mal d’avancement qui a été noté pendant ses quatre ans.

Justement, êtes-vous satisfait de votre bilan ?

Tout à fait, je suis satisfait du bilan, sinon je n’allais pas être reconduit. C’est une marque de confiance mais surtout la confiance du travail qui a été faite par toute une équipe qui a toujours travaillé de manière ouverte. Et qu’il fallait maintenant franchir un autre palier. Nous avons conscience de ce challenge que nous allons relever avec humilité et détermination. Avec un objectif fort qu’est la croissance de la Ligue.

Quel sont les difficultés que vous avez rencontré durant ce premier mandat ?

Nous avons toujours rencontré des difficultés surtout sur le plan financier. La ligue pro a des charges qui sont parfois énormes, il y a le paiement du loyer, les salaires, les frais d’arbitrages de même que les charges supplémentaires. Donc, vous conviendrez avec moi que ce sont des charges à prendre en compte. Mais, il ne faut pas vendre la peau de l’ours. Si nous avons pu gérer la Ligue et les compétitions, c’est que nous n’avons pas dépensé l’argent qu’on n’a pas. Il faut travailler pour en avoir. Mais de toute façon, on s’active vraiment pour aider les clubs, malgré qu’il reste encore du travail à faire.

Ces quatre premières années à la tête  de la ligue pro ont été mouvementé notamment avec des cas de combine révélés lors des dernières journées. Justement qu’en est-il de la suite de la sanction du joueur de Casa, Cheikh Mamina Djiba ?

Il y’avait une commission d’enquête qui a été ouverte. Elle a déjà entendu depuis lors les personnes concernées. A la suite des enquêtes, la commission de discipline s’est saisie du dossier. Maintenant, ce joueur dont vous faites allusion a été suspendu jusqu’à nouvel ordre par la commission de discipline en attendant la suite de l’enquête. Comme il a reconnu les faits qui lui ont reprochés, on a tout simplement pris la décision qui s’impose.

Durant votre premier mandant, vous aviez pas mal de divergences notamment avec le président du GFC Diamil Faye. Avez-vous maintenant enterrez la hache de guerre ?

Écoutez, à titre personnel je n’ai aucun problème avec Diamil. Ma relation avec lui est au beau fixe. Il est quelqu’un de bien, quand on se voit on échange comme des êtres civilisés le font. Mais, on a souvent des divergences d’opinion, on ne partage pas toujours les mêmes avis. C’est évident, maintenant, à chaque fois c’est le bureau de la Ligue pro qui a le dernier mot. Mais, encore une fois on n’a pas de problème, même lors de la dernière réunion de la ligue, on a discuté, on a échangé dans les règles de l’art.

En tous cas, le président Diamil a dit que vous ne devrez pas être le président de la ligue et le président de Diambars. Que répondez-vous par rapport à cela ?

C’est juste un débat d’idée, un problème de conception. Je ne suis pas le seul président de club dans la Ligue. Le premier vice-président c’est Djibril Wade, cela va s’en dire, il est président de club, de même que Omar Samb qui est le deuxième vice-président… Le trésorier et les présidents de commissions sont tous des présidents de club. C’est donc à nous de développer la ligue et de ne pas surtout s’attarder sur certaines futilités.

Alors vous êtes réélu à la tête de la présidence de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP). Quelle sera votre priorité ?

Pour moi, la priorité sera économique. L’objectif principal du président que je suis mais aussi de tous les membres du bureau et du conseil d’administration, c’est d’assurer une croissance économique de la ligue au cours de ce mandat. Lors du mandat précédent, notre priorité était de mettre en place une administration claire, équitable et transparente. Nous avons procédé à la professionnalisation en dotant la ligue d’un siège, d’un personnel dédié, en respectant un programme de compétition et en cherchant aussi des moyens additionnels. Nous allons essayer de voir avec nos partenaires et sponsors. Le championnat va démarrer le weekend du 05 au 06 novembre, la finale de la coupe de la ligue se tiendra le weekend du 15 juillet et un mois après il y’aura « Sargal foot pro ». Donc c’est sur la base de ce calendrier que nous allons discuter avec nos sponsors.

Justement en parlant d’Orange, le contrat est venu en terme ; qu’en est-il des négociations pour le renouvellement de votre partenariat ?

Avec Orange, les négociations qui étaient en cours sont pour le moment suspendues en attendant de voir mieux. Les deux parties ont la volonté de reconduire le contrat pour au moins une durée de 4 ans. Ceci dit, je dois avouer que les négociations sont très âpres. Orange souhaite dépenser le moins d’argent possible, tout le contraire de la Ligue. Le point d’équilibre n’est pas encore atteint. Nous ferons les efforts nécessaires pour y arriver. De toute façon, on va poursuivre les négociations. Je pense que cela ne sert à rien de se précipiter.

Parlons maintenant de la professionnalisation de la Ligue, ça tarde à être effective. Comment compter vous s’y mettre pour ce nouveau mandant ?

Nous voulons faire en sorte que notre football avance. Il n’y a pas lieu de se précipiter encore moins de brûler les étapes. Dans le monde, il n’y a aucun football professionnel qui s’est construit en 7 ans. En plus il n’y a pas un football qui s’est développé sans l’appui de l’Etat. Pour le moment, nous sommes en train de travailler avec les moyens du bord. Et évidemment, on espère que la donne va changer. On échange avec les proches du président de la République et d’ici peu on souhaite que le chef de l’Etat nous reçoive et il  prendra sûrement en compte nos doléances.

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