El Hadji Diouf former player of Liverpool and Senegal during the media day ahied the international friendly football match between Marocco and Serbia at Olympic Grande Torino Stadium on 22 March, 2018 in Turin, Italy. (Photo by Massimiliano Ferraro/NurPhoto via Getty Images)

Sa silhouette est maintenant visible à chaque sortie des Lions. El Hadji Diouf se dit honoré d’être dans la Tanière dont il a fait les beaux jours dans la première décennie des années 2000. Le double Ballon d’Or africain explique son rôle actuel dans le football sénégalais.

Dioufy, la FSF vous a choisi pour apporter votre vécu et expérience à toutes les sélections nationales. N’est-ce pas une marque de confiance ?

Je crois que le plus important c’est d’être là pour le football sénégalais, d’essayer d’amener son savoir-faire. c’est-à-dire de faire partie de ceux qui vont améliorer les choses. c’est ça l’essentiel pour moi. et on a besoin de tout le monde. ce n’est pas parce qu’aujourd’hui ils ont appelé El Hadji Diouf que je vais en faire qu’à ma tête. Je suis là pour représenter également tous les anciens internationaux. c’est vrai qu’on ne peut pas prendre tout le monde, mais je serai toujours ouvert à eux, par rapport à tous leurs conseils pour améliorer les choses. on en a déjà parlé. c’est seulement ainsi que le football sénégalais pourra progresser. D’ailleurs, avec les anciens internationaux, on tiendra en décembre un séminaire à Saly où nous aborderons beaucoup de points pour voir comment améliorer notre football. Ce sera l’occasion de rappeler à tous les internationaux qu’on doit se donner la main pour faire avancer les choses.

À quelle heure devrez-vous rencontrer les U17 et U20 comme le souhaite la FSF ?

Je suis en route pour le tirage au sort du tournoi de l’UFOA à Thiès (effectué hier), et ce sera une occasion pour moi de rencontrer les U20 et les U17. Si ce n’est pas possible de les voir aujourd’hui (hier vendredi), je le ferai demain (ce samedi). ce qui est important, c’est qu’aujourd’hui, tout le monde comprenne que je suis dans le bain à 100%.

Allez-vous retrouver le banc de touche de l’équipe A comme le faisait feu Jules François Bocandé ?

Franchement aujourd’hui, le fait de m’assoir sur le banc de touche avec les joueurs ou d’être en tribune n’est pas important pour moi. L’essentiel c’est d’être près des joueurs, du staff technique et des fédéraux. Là, mon discours pourra passer, et je pourrai bien apporter quelque chose. On a souvent vu des gens sur le banc de touche, mais qui ne pouvaient rien apporter à leur équipe. Parce qu’ils n’ont peut-être pas l’influence qu’il faut. Et parfois en tribunes, on voit mieux des choses qu’on peut signaler et rectifier à la mi-temps dans les vestiaires. Donc, pour moi, le plus important aujourd’hui, c’est d’inviter tous les acteurs du football à se mobiliser derrière cette équipe.

Aliou Cissé prend-il en compte vos suggestions et autres remarques ?

Bien sûr. Aliou, il sait bien que je respire football, je mange football et je dors Football. Et lui aussi il a du vécu, d’où sa nomination en tant qu’entraîneur de l’équipe nationale. On discute beaucoup de l’équipe, mais il faut savoir que la décision finale lui revient. C’est quelqu’un qui écoute l’avis de tout le monde. On parle souvent avant, pendant et après les entraînements. Et c’est ça qui est important.

On a l’impression que vous avez changé de discours puisqu’en un moment vous étiez très critique vis-à-vis de la FSF et de l’encadrement technique…

J’ai toujours dit ce que je pensais du football sénégalais. Ce n’est pas parce que je suis dans l’attelage technique que je vais taire ce que je dois dénoncer. Quand les choses iront mal, je suis capable de dire que ça ne va pas. Parce que c’est dans le but d’améliorer les choses que de dire la vérité. Aujourd’hui, peut-être qu’ils accepteront mieux cette vérité parce que ça va se faire à l’interne. On est maintenant dans le même bateau. Si je suis là aujourd’hui, c’est en partie grâce aux dénonciations que je faisais. C’est sans doute ce qui a motivé le président Augustin Senghor à m’intégrer dans le staff. C’est le Sénégal qui gagne. c’est comme en politique, quelqu’un qui est dans l’opposition et qui est prêt à apporter son savoir-faire et à amener des solutions, on le recrute pour ses compétences.

Beaucoup de vos inconditionnels pensent que vous êtes à la place qu’il faut…

(Rires) comme je le dis toujours : Yalla may nama wërsëk (je suis une personne chanceuse). Je sais que je suis chanceux. C’est peut-être pour cela que certains pensent qu’avec moi l’équipe gagnera quelque chose. Aujourd’hui, les joueurs aussi devront me respecter pour tout ce que j’ai fait pour le football sénégalais. Et je m’occuperai de toutes les équipes nationales, en prêchant la bonne parole. Ils savent tous que je les respecte tant qu’ils sont.

Concrètement quel est votre rôle au sein de cette équipe nationale ?

Je suis l’ambassadeur du Football Sénégalais. Tout le monde connait mes capacités. El Hadji diouf c’est le footballeur sénégalais le plus titré de l’histoire avec deux Ballon d’or africain. Quand vous allez à la CAF et que vous dites : Sénégal, on vous dit automatiquement El Hadji Diouf double Ballon d’or et Sadio Mané Ballon d’or. Ça il faut que les gens le comprennent. Et aujourd’hui le Bon dieu a fait que je suis dans le staff de l’équipe nationale dans sa globalité. Mon rôle principal, c’est d’aider l’équipe à aller de l’avant en tenant aux joueurs, le discours qu’il faut, mais aussi je conseillerai le président Augustin Senghor et ses collaborateurs.

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