Depuis quelques jours, Santy Ngom a débuté au Sénégal la préparation à la Coupe d’Afrique des Nations, qui commence le 21 juin en Egypte. Le milieu prêté par Nantes à Nancy cet hiver espère bien convaincre Aliou Cissé de le garder parmi les 23.

«Santy, dans quel état d’esprit avez-vous rejoint la tanière des Lions de la Teranga ?
Je suis évidemment honoré et très fier d’avoir été convié à ce rassemblement. J’étais resté en contact avec le sélectionneur depuis le dernier rassemblement il y a deux mois. Comme je jouais peu durant la première partie de saison, il attendait que je retrouve du temps de jeu en club. C’était mon objectif et je l’ai atteint.

Depuis vos deux premières sélections en mars 2018, vous n’avez rejoué qu’une fois, contre le Mali en mars (2-1). Vous n’avez pas été du Mondial en Russie, non plus…

C’est sûr que quand on est pro et qu’on aime son pays, on ressent une petite déception. Mais j’ai pris ça du bon côté, je n’ai jamais baissé les bras. J’avais, et j’ai toujours envie de montrer tout ça au peuple sénégalais qui n’a pas cessé de m’encourager.

Le sélectionneur a appelé 25 joueurs, il y aura deux malheureux dans quelques semaines…

Je n’y pense même pas : j’ai vraiment envie d’aller défendre en Egypte le drapeau et le porter très haut. Je travaille pour faire partie du groupe et mettre ma pierre à l’édifice.
«J’ai appris à aimer ce pays et à vouloir le représenter».
Clairement, votre seconde partie de saison à Nancy vous a aidé à convaincre Aliou Cissé de vous donner cette opportunité…
Mon prêt à Nancy partait du fait qu’en tant que joueur, je n’avais qu’une envie, c’était de jouer. Le challenge était intéressant et puis j’y ai rencontré un entraîneur, Alain Perrin, que j’ai apprécié. Il était très juste dans ce qu’il nous disait et a beaucoup pesé dans cette opération maintien réussie. Il nous a rendu la tâche facile et par son expérience, il a su fédérer le groupe en éloignant tout ce qui pouvait parasiter.

Votre vécu avec les Lions de la Teranga est modeste : trois sélections, 86 minutes contre l’Ouzbékistan, trois contre la Bosnie et trente-quatre face au Mali. Que pouvez-vous nous dire du groupe qui compte des joueurs de classe mondiale comme Sadio Mané et Kalidou Koulibaly ?

D’abord, que je m’y identifie ! Je côtoie des personnes humbles et hospitalières, c’est vraiment comme une grande famille. Personne ne se met au-dessus des autres. C’est un plaisir d’être en sélection et de se retrouver pour une même cause.

Racontez-nous votre premier souvenir du pays…  
Je suis parti au pays avec mon père à quatre ans. J’y suis revenu bien plus tard, il y a deux ou trois ans avec mon frère. Tout ce que j’ai vu, les gens rencontrés m’ont fait prendre conscience des valeurs du Sénégal. Cela m’a aidé à m’intégrer, tout simplement. J’ai appris à aimer ce pays et à vouloir le représenter.
Vous avez dû apprécier quand Sadio Mané a remporté samedi à Madrid la Ligue des champions avec Liverpool…
Bien sûr ! A travers lui, c’est comme s’il avait remporté cette compétition pour toute l’Afrique !
Un dernier mot, vous le Manceau, sur votre club formateur qui vient de remonter en L2…
Félicitations à eux ! J’ai encore quelques amis qui y jouent. C’est presque normal pour une ville comme Le Mans. Ça fait plaisir, ça reste le club où j’ai été formé…»

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