Augustin Senghor a officialisé ce Lundi matin sa candidature à la présidence de la CAF.

Voici son discours effectué lors d’un point de presse.

Tout d’abord je voudrais vous remercier d’avoir accepté de répondre à notre invitation en participant à ce point de presse qui porte sur un seul point.

Comme vous le savez déjà, la date limite pour le dépôt des candidatures pour les élections à la CAF était fixée au jeudi 12 novembre dernier.

Je vous confirme que ma candidature au poste de Président de la CAF a été effectivement déposée le même jour au Caire et me permet de pouvoir annoncer sous réserve du résultat du contrôle d’éligibilité exercé par les organes compétents que je suis candidat pour diriger la CAF dans les 4 prochaines années menant à l’horizon 2025.

Cette décision est la conséquence d’une conjonction de différents facteurs.

Tout d’abord un grand nombre de Présidents de Fédération m’ont sollicité avec beaucoup d’insistance durant les jours précédant cette date limite pour que je porte ma candidature au plus haut poste de l’instance dirigeante du football continental. Je dois dire que je n’ai pas été insensible à cette marque de considération et de confiance de mes pairs africains.

Il est bon de rappeler que bien avant cela, il est souvent arrivé que des acteurs du football africain me suggèrent d’envisager et de me préparer à une telle candidature.

Le contexte actuel au sein de l’institution aidant, les sollicitations se sont multipliées et sont devenues plus pressantes au fur et à mesure que le terme du délai de dépôt des candidatures se rapprochait.

Lors de notre dernière réunion en date du 05 novembre 2020, les membres du Comité Exécutif de la Fédération Sénégalaise de Football m’ont fortement recommandé de postuler à la fonction suprême de Président de la CAF si l’opportunité se présentait.

J’exprime toute ma gratitude aux membres du Comité Exécutif qui ont toujours exprimé le souhait de me voir un jour au sommet du football africain. C’est le même sentiment que j’éprouve pour les nombreuses Fédérations sœurs du continent qui m’ont sollicité pour cette candidature.

Consultées, les plus hautes autorités de mon pays, le Sénégal, m’ont aussi donné leur feu vert. J’adresse à ce propos mes sincères remerciement à son Excellence le Président Macky Sall et à Monsieur Matar Ba, ministre des sports pour leur soutien hautement apprécié qui a permis de hisser le Football Sénégalais au rang des meilleurs en Afrique et qui sera certainement déterminant dans ce nouveau défi qui permettra de désigner celui qui va présider aux destinées de la CAF.

Ainsi, ai-je finalement décidé de me porter candidat à la présidence de la CAF avec la ferme conviction que je suis en mesure de répondre aux fortes attentes placées en moi.

Au niveau personnel, il m’est apparu clairement que dans ces moments difficiles que la CAF a traversé ces dernières années, la responsabilité ne saurait être exclusivement imputée à ceux qui ont été investis de la mission de gouverner après avoir exprimé leur ambition légitime.

Elle incombe aussi à tous ceux qui, comme moi, pour une raison ou une autre n’ont pas pu apporter les changements avec une contribution qui aurait pu être décisive pour la victoire de l’Afrique du Football sur elle-même et pour elle-même.

Après une profonde remise en cause entamée à partir de 2017, après le départ du Président Issa Hayatou et l’élection du Président Ahmad à la tête de la CAF, fort de mes compétences, de mon expérience et de mon engagement, mais plus que jamais armé de principes et de valeurs éthiques, j’ai décidé d’aller résolument sur le terrain où les différences positives et qualitatives se font en ayant la ferme résolution d’être de ceux par qui les grands bonds du football africain s’effectueront.

Mieux, j’ai décidé d’endosser le manteau du leadership indispensable pour toute équipe qui se veut performante dans la durée.

Sans passion, rien de grand ne peut se faire et je peux dire que ma vie a été fortement rythmée par le Football. Du petit terrain de la place centrale de mon île natale de Gorée où je jonglais avec le ballon les pieds nus jusqu’à la présidence de la Fédération Sénégalaise de Football depuis 2009, sans oublier

la présidence du club navétane Coumba Castel, de l’US Gorée et de l’UFOA A, j’ai passionnément servi le football en donnant toujours le meilleur de moi-même.

Aujourd’hui, je suis prêt à répondre à l’appel de l’Afrique et de son football pour un tout autre challenge exaltant et de dimension continentale. Je suis prêt à le relever avec l’intime conviction qu’il faut créer une nouvelle dynamique positive symbolisée par un Comité Exécutif solidaire et travaillant exclusivement et en permanence dans l’intérêt du football africain avec un leadership affirmé et rassembleur.

Je crois en mes capacités et en mes valeurs intellectuelles, éthiques et morales et surtout estime pouvoir être ce visionnaire, ce bâtisseur et ce fédérateur dont le monde du Football africain a besoin pour sortir de l’ornière et se mettre définitivement et irréversiblement sur les rampes du développement qui lui permettra d’effacer progressivement le fossé entre la CAF et les autres Confédérations tant au niveau sportif que de la gouvernance.

Je dois, cependant, à la vérité dire que ces dernières années, malgré toutes les clameurs et rumeurs colportées ici et là sur la gestion de la CAF, des avancées notables ont été réalisées dans beaucoup de domaines par les dirigeants en place et il me plaît ici de saluer et de rendre hommage au Président Ahmad et mes collègues du comité exécutif sortant.

Dans mon cheminement au sein de la CAF, j’ai aussi rencontré des hommes qui, chacun à sa manière, aura apporté une contribution substantielle à la construction du socle sur lequel je souhaite édifier cette CAF du futur que je promet aux amoureux du Football de notre Continent au potentiel immense.

Je suis fier d’être un produit du sport et du football sénégalais qui m’ont tout donné et c’est l’occasion pour moi de remercier pour leur soutien, au moment d’entamer cette nouvelle aventure, les acteurs du football sénégalais dans leurs différentes composantes, mais aussi Monsieur Diagna Ndiaye, Président du CNOSS et tous les membres du mouvement sportif, sans oublier la presse sportive.

C’est un tout autre match, sans doute le plus difficile, qui commence et il faudra se donner les moyens de le gagner en rassemblant autour de ma candidature le maximum de Fédérations africaines de football, d’Alger à Antananarivo, de Dakar à Djibouti. Je l’aborde avec une grande confiance car comme aimait le dire Nelson MANDELA, ce grand Africain dont la persévérance doit nous inspirer : ‘’C’est en arrivant au sommet d’une colline qu’on se rend compte qu’il reste encore plusieurs autres à escalader.’’

Dans les prochaines semaines, vous pourrez prendre connaissance des principaux axes de mon programme ambitieux et innovant pour la CAF qui s’articule sur le crédo Ensemble pour un football africain uni, plus performant et plus attractif car c’est de tout cela que manque, à mon humble avis, notre organisation continentale.

Par ENSEMBLE, j’entends des dirigeants, acteurs et amateurs africains mais également les PARTENAIRES, en particulier la FIFA, instance faîtière du Football mondial qui, sous le magistère du Président Gianni Infantino a fait de l’Afrique une priorité dans la déclinaison de ses différents programmes de développement du Football à travers le monde.

Rien ne sera négligé pour qu’en mars prochain à Rabat, la CAF puisse reprendre un nouvel élan avec une nouvelle équipe motivée, compétente et volontariste autour de moi.

CAF CA KANAM !

Je vous remercie de votre attention et me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.”

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