• Aliou Cissé a porté le maillot sénégalais à 35 reprises
  • Il a disputé la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002™
  • Il est sélectionneur de son pays depuis 2015

Le Sénégal a été la grande révélation de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002™. Pour leurs premiers pas dans cette compétition, les Lions de la Teranga ont émerveillé le monde entier par leur talent et leur style festif.

Parmi les joueurs importants de ce légendaire bataillon figure son capitaine, Aliou Cissé, qui se distinguait par sa fermeté dans ses interventions.

Seize ans plus tard, le Sénégal et Cissé sont de retour au plus haut niveau. L’équipe, avec un style de jeu aussi enthousiasmant que celui d’autrefois, et l’ancien capitaine, avec le même sérieux et la même intelligence, mais cette fois-ci dans le rôle d’entraîneur.

FIFA.com s’est entretenu avec le sélectionneur sénégalais en vue de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, notamment sur quatre points spécifiques.

  • Deux générations, un même objectif.

“Seize années se sont déjà écoulées. Entre-temps, nous ne nous étions jamais qualifiés pour une Coupe du Monde. Beaucoup pensaient que nous serions des habitués après 2002 mais ça n’a pas été le cas. Nous sommes finalement revenus et les comparaisons avec l’ancienne génération vont bon train. Mais cette équipe a déjà son histoire et c’est désormais au tour de l’effectif actuel d’écrire la sienne.”

“Nous souhaitons atteindre les quarts de finale, mais nous pouvons réaliser une campagne tout aussi réussie sans passer la phase de groupes. L’équipe est jeune, pétrie de talent mais inexpérimentée à ce niveau. Nous devons nous présenter sans complexes, jouer avec nos arguments, avec notre identité africaine qui définit notre football.”

  • Une équipe jeune et talentueuse mais inexpérimentée. Un contexte identique à celui de 2002 ?

“Oui, bien sûr ! En 2002, nous étions dans un groupe avec la France, championne du monde et d’Europe en titre, l’Uruguay et le Danemark, ce qui ne nous a pas empêchés de réaliser un incroyable parcours. Nous ne nous préoccupions pas beaucoup de la situation ni des autres sélections. Nous n’avons pas parlé de notre jeu, nous nous sommes concentrés dessus et nous avons profité de ces instants.”

“J’aimerais partir de ce même état d’esprit, que mes joueurs se concentrent sur leur jeu, prennent du plaisir et ne se soucient pas de ceux qui les regardent à travers le monde. Si nous parvenons à être nous-mêmes, à nous faire plaisir tout en restant sérieux, je pense que nous pourrons à nouveau créer la surprise.”

  • Les adversaires du Groupe H : la Pologne, le Japon et la Colombie.

“Notre groupe est homogène mais relevé. La Colombie est habituée à ce type de compétition, elle a atteint les quarts de finale en 2014. La Pologne fait partie des sept meilleures équipes mondiales. Le Sénégal et le Japon sont derrière. Nous pouvons dire que ces deux équipes vont jouer le rôle de trouble-fête. S’il est vrai que ce groupe semble plutôt homogène par rapport à d’autres, nous tenterons de saisir les opportunités avec beaucoup de détermination et sans complexes.”

  • La Coupe du Monde, en tant que sélectionneur ou joueur ?

“En tant que sélectionneur car… comme joueur, je ne pourrais plus le faire (rires) ! C’est une fierté de pouvoir participer à cette Coupe du Monde. En 2002, j’étais capitaine et maintenant entraîneur. Je suis enchanté à l’idée de pouvoir transmettre mon expérience et mes connaissances à mes joueurs, afin qu’ils comprennent que chaque fibre du maillot sénégalais représente une personne au pays et en Afrique. Pour moi, c’est un immense privilège.”