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Abdoulaye Sané : «Je suis jeune et je continue à travailler»

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Recalé de la liste des 18 Lions pour les JO de Londres 2012, Abdoulaye Sané semble s’être relevé de cette déception mais, l’ancien attaquant de la Douane a conté cette expérience amère dans sa jeune vie de footballeur et ses débuts avec Rennes.

Entretien

Abdoulaye, qu’avez-vous ressenti le 19 août dernier lors de votre premier match de Ligue 1 en remplacement de Mevlut Erding ?

J’avoue avoir ressenti un peu d’appréhension au tout début puis je me suis senti plutôt à l’aise par la suite. C’était vraiment une grande fierté d’avoir connu ce bon moment de bonheur.

Comment avez-vous trouvé le niveau du jeu dans l’élite française ?

Le niveau est élevé. Cela joue vite avec beaucoup d’intensité. Les défenseurs sont expérimentés et le jeu est très tactique avec peu d’espaces.

A Rennes, vous êtes barré en attaque par des joueurs comme Erding, Feret, Pitroipa ou Alessandrini. N’êtes-vous pas tenté de vous faire prêter dans un autre club pour avoir du temps de jeu et pour progresser ?

J’ai eu des offres de prêt cet été. Mais après avoir bien réfléchi avec mon agent et mon
club qui n’était pas favorable au prêt, j’ai décidé de rester pour continuer ma progression à Rennes. Les dirigeants m’ont fait comprendre qu’ils comptaient sur moi dans le secteur offensif ou plusieurs joueurs sont partis au mercato. Je souhaite  m’inscrire dans la durée. Le Stade Rennais m’a donné la chance de découvrir le haut niveau. En plus, c’est un club formateur qui donne la chance aux jeunes.
Quels sont vos rapports avec Frédéric Antonetti, votre coach, décrit comme quelqu’un d’exigeant ?

J’ai de bons rapports avec lui. C’est un coach qui a l’habitude de travailler avec les jeunes mais c’est vrai qu’il est très exigeant. C’est un compétiteur et il ne lâche rien. Il nous pousse
pour obtenir le meilleur de nous-mêmes. Ce qu’il me demande parfois, c’est d’utiliser ma vitesse pour apporter de la profondeur et marquer des buts.

Pour parler de la sélection nationale, avez-vous digéré votre non sélection aux JO 2012 alors que vous aviez grandement participé aux qualifications ?

Cela a été difficile. C’est normal. J’espérais être dans les 18. Les Jo, c’est un évènement qui ne se présente pas souvent dans la carrière d’un footballeur. Le fait de figurer parmi les 22 joueurs retenus était déjà un honneur. Mais bon, c’est la volonté divine. Lorsque mon club a appris que j’étais simplement réserviste et qu’il n’était pas obligé de me libérer, ils m’ont fait savoir que je ne pouvais pas partir. Ils étaient dans leur droit. Je n’avais pas mon mot
à dire. C’était une double déception pour moi car je voulais faire partie de l’aventure. Mais, c’est du passé et il faut penser au futur pour avancer. On vit du présent et non du futur comme on dit.

Le coach, Aliou Cissé, vous a-t-il fourni des explications quant à votre non sélection ?

Non je n’ai pas eu d’explications depuis les JO. Après, je me dis que c’est le choix du staff technique. Je suis joueur, je dois le respecter.

Lui en avez-vous voulu ?

Non pas du tout. Je suis jeune et je continue à travailler. J’ai eu la chance de participer aux éliminatoires. J’ai disputé le match de barrage à Coventry (Entré en fin de jeu, il avait scellé le sort du match en marquant le deuxième but (2-0) qualificatif contre Oman, Ndlr) qui restera graver dans ma mémoire. C’était un grand jour avec des émotions.

Avez-vous compris qu’on sélectionne un joueur comme Magaye Gueye, qui n’avait joué aucun match de qualification aux Jo, à votre place ?

Je ne souhaite pas commenter les choix, en particulier celui d’un
joueur

 

Source : Tout Le Sport