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Le championnat de Turquie, attraction de ce début de marché estival des transferts, notamment pour d’anciens pensionnaires de la Ligue 1 française, n’offre toutefois pas toutes les garanties, ont averti d’anciens pensionnaires de l’élite hexagonale, invoquant des retards de salaire.

« Disons qu’il y a souvent des retards de paiement d’un ou deux mois », raconte le milieu de terrain sénégalais Ricardo Faty, dans un entretien paru dans l’édition de dimanche du quotidien sportif français L’Equipe.
L’international sénégalais, qui a joué outre en France, en Italie (AS Roma) et en Allemagne (Bayern Munich), avant d’atterrir en 2005 à Buraspor (élite turque), reconnaît que « ça peut faire bizarre au début ».
« Quand on perd une série de trois matchs, là tu te dis : bon, mon salaire, là je vais pouvoir l’attendre ! Ils peuvent faire ça pour te motiver », tente de justifier le milieu de terrain international.
Le Camerounais Landry Nguémo, qui a également évolué à Nancy et à Bordeaux avant d’être transféré à Akhisar Belediyespor (élite), affirme ne pas avoir eu de problèmes de retard de salaire dans ce premier club.
Mais ce n’est pas le cas actuellement à Kayserispor, où il a rejoint d’autres anciens de Ligue 1 (Ali Ahmada, Jean Armel Kana Biyick), déplorant que ses patrons « lui doivent de l’argent et ne donnent pas d’explications ».
« Il faut avoir les nerfs solides. Tu sais que tu finiras par être payés mais ça peut prendre du temps », finit par dire Nguémo.
Ces retards ne semblent toutefois pas poser de problèmes à Ricardo Faty, qui relève que « ça ne pèse pas sur (mon) moral », avant de rappeler que les clubs turcs « sont très généreux sur les primes quand ça se passe bien ».
« A part ça, c’est génial », insiste Faty, selon qui « le pays est sublime et sportivement, le niveau est de plus en intéressant ». « Quand mes potes m’appellent, dit-il, je fais de la bonne publicité pour ce championnat ».
Ricardo Faty mais aussi le Français Olivier Veigneau de Kasimpasa rapportent toutefois que mis à part les rencontres contre les grands clubs d’Istanbul (Galatasaray, Besiktas et Fenerbahçe), les stades sont moins pleins.
« On dirait que la folie a disparu », en dépit de salaires très attractifs, note l’ancien Nantais, âgé de 31 ans.
« C’est simple, ce que je gagnais en brut en France, je le gagne en net ici », a-t-il dit, précisant que les premières questions que d’anciens joueurs de Ligue 1 contactés lui posent, c’est celle qui suit : « Ils paient réellement ces salaires ».
« Oui, et moi je n’ai jamais eu de problème de salaire », certifie l’ancien arrière gauche du FC Nantes.