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Après le limogeage d’Aly Male le week-end dernier, tous les entraîneurs sacrés champions du Sénégal depuis 2010 ne sont plus à la tête de leurs équipes respectives à l’exception de Boubacar Gadiaga de Diambars.

On a beau le dire, ça se vérifie d’année en année. Le football est vraiment cruel et offre d’improbables situations comme lors des six dernières saisons de football au Sénégal. Surtout pour les vainqueurs. C’est le cas des entraîneurs sacrés en Ligue 1 depuis 2010.

Les héros oubliés soudainement

La valse a débuté avec Lamine Dieng, sacré avec le Jaraaf de Dakar en 2010, mais qui céda sa place à Aliou Kandji au cours de la saison suivante, pour des raisons financières. Depuis lors, l’équipe de la Médina court toujours derrière son 12e titre de champion du Sénégal.

Alphousseyni Badji a été également viré un an après avoir offert à l’Us Ouakam son premier championnat en 2011, avant que Salam Lam ne prenne la relève. Et l’expérimenté a beau avoir été un héros, il n’a rien pu faire face à l’envie des dirigeants ouakamois d’installer l’académicien à la tête de leur club au début de la saison 2011-2012.

Que dire de Demba Ramata, Alassane Dia, Karim Séga Diouf et Aly Male ? Ces quatre techniciens ont donné plus de couleurs au championnat professionnel, en remportant le titre respectivement avec le Casa Sports (2012), l’As Pikine (2014), l’As Douanes (2015) et l’US Gorée (2016). Ils ont tous été forcés à quitter les bancs même si l’ancien technicien du club de Ziguinchor était parti, puis revenir avant de céder sa place à Atanas Tendeng, ancien international sénégalais. Un sort connu samedi dernier par le désormais ex-entraîneur des Goréens.

Moustapha Seck a également vécu la même situation après avoir permis Teungueth Fc de retrouver l’élite cette saison.

Gadiaga, l’exception

Il a échappé belle, il faut le dire. Pape Boubacar Gadiaga est l’exception parmi les entraîneurs qui ont chuté après avoir été sacré champion. Ce, parce qu’après avoir remporté le titre avec Diambars en 2013, son équipe a encore connu la réussite en inscrivant à son palmarès la Coupe de l’assemblée nationale quelques mois plus tard. Auparavant, le technicien avait remporté les deux précédentes éditions et le championnat de Ligue 2. Cinq trophées qui obligent le président du club Saer Seck à poursuivre l’aventure avec Gadiaga.

Cette « malédiction » tombera sur quoi cette saison ? A l’heure actuelle, Génération Foot qui est leader à mi-parcours, semble plus proche. C’est tout le mal qu’on souhaite à l’entraîneur Djibril Fall.