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La défense a été l’une des grosses satisfactions de l’équipe du Sénégal à la CAN 2017. Le flanc gauche n’a toutefois pas entièrement répondu aux attentes. Si bien qu’un renfort dans ce compartiment ne serait sans doute pas superflu. 

À la faveur de la CAN 2017, Cheikh Mbengue a retrouvé une place de titulaire au poste de latéral gauche qu’il a occupée sans partage de 2011 à 2012 sous le magistère d’Amara Traoré avant de voir Pape Ndiaye Souaré s’emparer subrepticement du couloir. Ce dernier le cède, suite à son malheureux accident de voiture, à son ancien camarade de l’institut Diambars, Saliou Ciss. Le coach Aliou Cisse a préféré le Valenciennois à Boukary Dramé qui a même, un moment, été relégué par le jeune Abdallah Ndour.

Toujours est-il que, si au retour du Gabon le souvent contesté Lamine Gassama a donné un gage pour l’avenir avec de probantes prestations à la CAN où il a été l’un des tout meilleurs Lions, son pendant côté gauche Cheikh Mbengue n’a pas rendu une copie très propre. Comparé aux autres segments de la défense nominale de l’équipe du Sénégal alignée contre la Tunisie, le Zimbabwe et le Cameroun, qui n’a pas cédé une seule fois, le Stéphanois a été, pour dire le plus, très moyen.

Si bien qu’en direction des prochaines échéances, Aliou Cissé pourrait être amené à se tourner vers son ancienne équipe, la sélection olympique, pour un renfort de ce couloir gauche de sa défense. Un défenseur latéral gauche du cru (il est également à l’aise au poste d’excentré voire de défenseur central),  Adama Mbengue de Diambars, avait rallié tous les suffrages lors des Jeux africains 2015 au Congo-Brazzaville et durant la CAN U23 la même année au Sénégal.

L’homologue burkinabè d’Aliou Cissé, le technicien portugais Paulo Duarte, l’a fait avec Yacouba Coulibaly, le latéral gauche du Racing club de Bobo-Dioulasso (RCB) qui a marqué les esprits au Gabon avec des prestations de première main. Alors pourquoi pas le polyvalent Adama Mbengue dont, par ailleurs, le pied gauche, les dribbles chaloupés et les frappes rappellent étrangement un autre prodige burkinabè, Bertrand Traoré en l’occurrence ?