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Samedi à Dakar, le Sénégal a battu le Cap Vert (2-0) en qualifications pour la Coupe du monde 2018. L’international Souleymane Camara, l’attaquant de Montpellier, a suivi la rencontre des Lions et se veut très optimiste pour l’avenir. 

Débuter par un succès face au Cap Vert, c’est idéal pour la confiance…

Oui, c’était vraiment important de gagner. C’est un résultat qui s’inscrit dans une certaine continuité. Depuis plus d’un an, l’équipe ne cesse de s’améliorer. Les premiers objectifs ont été atteints, avec la qualification pour la CAN 2017, où, à mon avis, le Sénégal aura un rôle important à jouer, et la présence au dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. C’est pour cela que certaines critiques adressées à Aliou Cissé étaient sévères. Mais il a eu raison de ne pas trop y prêter d’importance.

Les résultats plaident en sa faveur…

En effet. Regardez les résultats depuis qu’il est là. L’équipe perd très peu. Elle a remporté ses six matches qualificatifs pour la CAN 2017. Elle marque à presque tous les matches et elle encaisse peu de buts. Je sais qu’on a plus tendance à parler du secteur offensif dans le football. Oui, le Sénégal a beaucoup d’arguments dans ce secteur, mais derrière, c’est solide. C’est une équipe très bien équilibrée. Aliou a fait des choix sportifs, qui s’avèrent payants.

Le Sénégal peut-il vivre une période aussi faste que celle de 2002 ?

Pourquoi pas ? Le talent est là, la qualité aussi. Cela dépendra de l’état d’esprit. Mais Aliou Cissé et Omar Daf, qui étaient là il y a seize ans, maîtrisent très bien cette question. On peut leur faire confiance. L’important, c’est de bien préparer la prochaine rencontre de Coupe du monde (en Afrique du Sud en novembre) et ensuite la CAN. Chaque chose en son temps.

Personnellement, vous vivez un début de championnat assez compliqué avec Montpellier…

Oui, c’est difficile. Nous ouvrons souvent le score, mais on ne parvient pas à conserver notre avantage, comme à Dijon le 1er octobre (3-3). On mène portant 3-1 à quinze minutes de la fin ; Nous perdons beaucoup de points dans les dernières minutes, et c’est dommage. Il y a pourtant de la qualité dans cet effectif. Il faut mieux défendre, mais aussi être plus efficaces. C’est plus une question de concentration qu’autre chose.

Les déclarations de Louis Nicollin visant la cellule recrutement ont-elles crispé la situation ?

On connaît le président, on sait que quand il parle, ça fait du bruit ; peut-être que ce n’était pas forcément le bon moment. Mais le club a engagé Cédric Mongongu et Stéphane Sessegnon, qui vont nous apporter beaucoup de choses au niveau de l’expérience.

Vous serez en fin de contrat en juin prochain. Espérez-vous rester à Montpellier la saison prochaine ?

Cela fait dix ans que je suis là. J’y suis bien, ma famille aussi. J’aimerais bien sûr y rester. Mais pour l’instant, il est trop tôt pour parler de cela. Les dirigeants prendront une décision en temps voulu. Il n’y a pas de rendez-vous de prévu à ce jour, ce qui est normal. Nous ne sommes qu’au mois d’octobre. Le plus important, c’est de se sortir du bas du classement. Et donc de gagner des matches…