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C’est au Pays de Galles que nous avons rencontré Sadio Mané, ce week-end, en marge du déplacement de sa nouvelle équipe, Liverpool, partie décrocher trois points sur la pelouse de Swansea. Sacré meilleur joueur de la Premier League pour les mois d’août et septembre, l’international sénégalais respire une forme qui semble contagieuse chez les Reds.

Sadio, vous avez été sacré par les fans, meilleur joueur de la Premier League des mois d’août et septembre. Vous attendiez-vous à une intégration aussi rapide sous les couleurs de votre nouvelle formation, Liverpool ?

Je suis vraiment content d’être nommé footballeur du mois. Cela prouve que je suis sur le bon chemin, mais je ne vais pas m’en contenter. Je vais travailler encore plus pour atteindre mes objectifs et aussi aider mon équipe.

Cela vous fait quoi de voir votre excellent début de saison être ainsi récompensé, en vous plaçant devant des joueurs de la trempe de Kevin de Bruyne, le très doué meneur de jeu de Manchester City ?

Oui, je pense que cela accroît le mérite. Mais c’est également une motivation supplémentaire pour moi, comme je l’ai dit. Je sais que je dois garder les pieds sur terre, savoir aussi que la barre est placée très haut et que je dois continuer à bien performer sur le terrain, garder ce niveau sur la durée.

Votre arrivée à Liverpool a coïncidé avec les bons résultats de l’équipe qui réalise, sans doute, l’un de ses meilleurs débuts de saison depuis très longtemps. Les observateurs louent votre influence certaine dans le jeu des Reds. Êtes-vous conscient de cette valeur ajoutée ?

Je pense que c’est le travail de toute une équipe. Je ne peux rien faire sur le terrain sans l’aide de mes coéquipiers, mais voilà… Nous sommes une équipe, un groupe qui travaille avec un très bon entraîneur (l’Allemand Jurgen Klopp, ndlr) qui ne cesse de nous encourager et nous incite au surpassement. Ce sont tous ces ingrédients qui nous permettent de réaliser ce très bon début de saison. Mais le plus important, c’est de faire en sorte que ça ne s’arrête pas au début de saison.

Votre entraîneur actuel est très agité, contrairement à celui que vous aviez à Southampton, Ronald Koeman. Pour vous qui travaillez au quotidien avec eux, qu’est-ce qui fait la différence ?

Chacun des deux a une méthode qui lui est propre. Personnellement, je les apprécie tous les deux. C’est vrai que Koeman était très cool, calme, mais il avait également une très forte personnalité. Présentement, je m’adapte à la méthode de Jurgen Klopp qui est un entraîneur très stimulant, qui vit le rythme des matchs avec une grande passion. Mais c’est également très efficace, comme en attestent les résultats (Liverpool est actuellement 4e au classement de la Premier League, à l’issue de la 7e journée, avec 16 points).

Vous rejoignez un grand club. Cela fait longtemps qu’un international sénégalais n’avait pas brillé avec un club de cette envergure. Une motivation supplémentaire ?

Impossible n’est pas Sénégalais. J’ai travaillé dur pour mériter cette récompense. Nous avons toujours eu des footballeurs talentueux au Sénégal. Et pourquoi pas d’autres footballeurs sénégalais signer pour de grandes équipes d’Europe. Je le souhaite vivement.

Vous avez également la réputation de briller, particulièrement face aux grandes équipes. Déjà à Southampton, vous martyrisiez souvent les gros du championnat anglais. A Liverpool, vous avez également continué, notamment face à Arsenal, Chelsea et même face au Fc Barcelone, en préparations. A quoi peut-on attribuer une telle réussite ?

C’est vous qui le dites. Mais, c’est vrai que jouer contre les grandes équipes, c’est une source de motivation supplémentaire. Toutefois, je pense que ce n’est pas seulement contre les grandes équipes que je joue bien. J’essaie de donner le meilleur de moi-même à tous les matchs, quel que soit le niveau de l’adversaire.

Après ce match face à Swansea, vous allez rejoindre l’Equipe nationale du Sénégal pour un regroupement en prélude à la rencontre face au Cap-Vert, comptant pour le dernier tour des Eliminatoires du Mondial 2018. Après avoir fait le plein (6 victoires en 6 matchs), pensez-vous être en mesure de faire réussir le même challenge, à un niveau supérieur ?

Certes, on a fait carton plein pour les Eliminatoires de la Can 2017. Nous avons ainsi réalisé ce que nous voulions. Mais cette fois-ci, nous sommes conscients que ce sera plus relevé. N’empêche, nous n’aurons pas de complexes face à toutes ces équipes. Nous allons essayer de faire montre de plus de sérieux et tenter de réussir le même parcours que lors des matchs de qualifications pour la Can. L’essentiel, c’est que la qualification soit au bout.

Dans le long terme, c’est une qualification en vue pour les phases finales de la Coupe du monde à laquelle le Sénégal n’a plus pris part depuis 2002. Comptez-vous marcher sur les traces de vos aînés ?

C’est une grande motivation qui nous anime. Nous nous évertuerons à effacer les déboires que l’Equipe nationale a connus depuis 2002. Le chemin est long, mais avec une bonne détermination et avec le travail de tous, on peut espérer y parvenir. C’est le rêve de tout joueur de jouer la Coupe du monde et nous allons tout donner pour y arriver.

Confiant pour le match contre le Cap-Vert, samedi prochain à Dakar, qui servira d’entrée en matière dans ce dernier tour ?

Oui, je pense que nous allons bien faire.

Vous nous promettez de marquer au moins un but, pour rester sur votre lancée à Livepool ?

(Rires) On verra bien…

Avez-vous des nouvelles de Pape Ndiaye Souaré, votre coéquipier de sélection, victime, il y a quelques jours, d’un grave accident de la circulation à Londres ?

C’est évident que mon emploi du temps trop chargé ne m’a pas permis de me déplacer à Londres pour le voir. Mais, j’ai régulièrement de ses nouvelles et elles sont rassurantes. Il sait que je partage sa peine. Je suis vraiment soulagé de savoir qu’il va beaucoup mieux. On se verra, c’est certain.