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Après leur succès au tournoi du Qatar (18-28 septembre), les U20 sont rentrés jeudi à Dakar, à 16 heures, après un long voyage (Doha-Casablanca-Dakar). À l’accueil, pas l’ombre d’un supporter ou du 12ème Gaïndé. Seul le 6ème vice-président de la Fédération sénégalaise de football Mame Adama Ndour est venu féliciter les Koto Boys. La bande à Aliou Badji regagne le stade Léopold Sédar Senghor à bord d’un bus, dans l’indifférence presque totale. Joseph Koto n’a pas caché sa rancœur. Le coach des U20 est tout de même revenu sur la performance de son équipe, la préparation pour la prochaine CAN et le limogeage de son adjoint Malick Daff. 

Coach, vous venez de rentrer de Doha après avoir remporté le tournoi. Quels sont vos sentiments ?

D’abord, nous rendons grâce à Dieu qui nous a permis de faire cette performance. Je suis vraiment content de mes joueurs qui, depuis un certain temps, montrent du caractère et de la personnalité. C’est ce qui a de plus important dans ces genres de compétition. Au début du tournoi, les gens pensaient que le Sénégal était une petite équipe. Mais dès l’entame, les gens ont vu qu’on avait une bonne équipe.

Quelle appréciation faites-vous de ce tournoi ?

C’est un tournoi où le niveau était très relevé. Il y avait la Corée du Sud qui organise la Coupe du monde des jeunes cette année, l’Uruguay et le Qatar qui sont de bonnes équipes.

N’êtes-vous pas frustrés de n’avoir pas été accueillis après cette brillante performance ?

Oui très frustré, mais bon (il hésite) on le constate… Peut-être, les gens ne se sont pas organisés pour nous accueillir. Je dis qu’on joue pour le peuple sénégalais et non pour qui que ce soit d’autre. Je pense que les gosses ont accompli leur mission. De là-bas, le président (Me Senghor) nous a appelés aussitôt après le match. Il a félicité l’équipe.

Les conditions du voyage étaient-elles bonnes ?

Difficiles, nous avons fait presque 5 ou 6 heures à Casablanca. On est arrivé à 9 heures et le vol pour Dakar était prévu à 13 heures. Il faut qu’on s’organise davantage. En allant au match on avait amené nos valises, et aussitôt après le match on est allé directement à l’aéroport pour prendre le vol. Au moment où, après le match, les autres équipes étaient en récupération, nous nous précipitions pour ne pas rater notre vol. Je pense que tout ça, c’est un problème d’organisation. Nous allons vers une compétition très importante qu’il faudra prendre avec beaucoup de sérieux. Nous allons en Coupe d’Afrique et nous avons fait ce qu’il fallait pour y aller. Maintenant, ce n’est pas parce qu’on est qualifié en Coupe d’Afrique qu’il faut dormir sur ses lauriers. Je pense qu’il faudra qu’on mette la gomme, qu’on fasse une très bonne préparation comme ces genres de tournoi. Je pense que c’est ce qui va aider ces jeunes à se surpasser et à donner le meilleur d’eux-mêmes.

C’est quoi le secret de Koto qui gagne presque tout ?

Le sérieux. Vous savez, parfois, les gens ne nous prennent pas au sérieux. Mais on travaille et on ne fait que ça. J’ai été joueur et je me bats pour éviter les erreurs que nous avons commises et qui pourraient empêcher ces jeunes de ne pas gagner une Coupe d’Afrique. On avait des générations de footballeurs extraordinaires, mais on n’avait pas de conseillers. Chacun faisait ce qu’il voulait. Maintenant, avec l’expérience, on fait tout pour éviter ces genres cl’erreurs à nos joueurs. J’ai un staff qui est derrière moi et qui fait un excellent boulot.

Peut-on avoir une idée de la suite de votre programme de préparation d’ici la CAN ?

Nous attendons d’évaluer le tournoi et après nous proposerons notre plan de programme d’ici la CAN au DTN.

Que pensez-vous du limogeage de votre adjoint Malick Daff ?

Ça vraiment, je ne veux pas en parler pour l’instant. Laissez-moi le temps de m’enquérir des problèmes. Je pense que nous sommes entre Sénégalais et nous trouverons la solution pour régler ce problème.