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Pour la rencontre contre Cap-Vert comptant pour la première journée des qualifications de la Coupe du monde, trois joueurs pouvant évoluer dans le couloir droit ont été convoqués par le sélectionneur. e des réserves sur leurs capacités offensives. 

Si, dans le couloir gauche, Saliou Ciss peut valablement suppléer Pape Ndiaye Souaré, victime d’un accident de la circulation, en revanche personne ne semble faire l’unanimité sur le flanc droit de la défense. Absent ces derniers mois, alors qu’il était à la recherche d’un nouveau club depuis son départ de Lorient, Lamine Gassama, qui effectuera son retour face aux Requins Bleus, semble toutefois tenir la corde pour le poste de titulaire. Et, si beaucoup lui reprochent son manque d’implication dans les phases offensives, Aliou Cissé, lui, dit se satisfaire de la solidité défensive du bonhomme. Pour Malick Diop, ancien coach de Guédiawaye FC et du Port, l’ancien joueur de Lyon et de Lorient est parfaitement bon dans le rôle que lui assigne le sélectionneur national. «C’est vrai que dans le football moderne, on dit souvent que les latéraux doivent monter pour créer le surnombre et participer aux actions offensives ; mais c’est relatif. Si l’équipe joue pour terminer avec des centres, on aura besoin des excentrés qui créent des espaces pour les latéraux. Dans ce cas de figure, l’apport des latéraux dans les phases offensives est indispensable. Mais avec la manière de jouer de l’équipe du Sénégal, est-ce indispensable ? Le Sénégal a un jeu vertical. On ne joue pas en déséquilibre. Le jeu est très vertical avec des attaquants qui vont très vite devant. Diao Baldé est un joueur de percussion et Mame Biram (Diouf) est un joueur de profondeur. Sadio (Mané) évolue dans le même registre. Le coach a surtout besoin que ses arrières soient solides. Lors des éliminatoires, on marque 13 buts et on n’en prend que 2. C ‘est pour cette raison que je crois qu’Aliou Cissé a dit qu’il est satisfait de son iatérai Gassama», analyse le technicien. Malick Diop ajoute : «Mais une équipe doit toujours chercher la perfection. Si Youssauf Sabafy et Dabo ont été contactés, c’est aussi parce qu’il cherche d’autres profils de joueurs. Pour Lamine Gassama, certes les gens disent qu’il ne monte pas, mais sur le pion défensif que ce soit lui ou Zarco (Touré) ou encore Fallou (Diagne), ils sont très solides. Il faut le reconnaitre. Avec la verticalité du jeu des Lions, peut-être que ça ne dérange pas le coach que ses latéraux défendent uniquement. Diawandou peut aussi évoluer à droite».

Le chevronné technicien Lamine Dieng, adepte du beau jeu offensif, considère lui qu’un latéral doit prendre part à l’animation offensive de son équipe. «Il faut se mettre à l’esprit qu’a partir du moment où l’équipe a le ballon, tout le monde doit participer à l’action offensive en particulier dans les couloirs. Il faudrait aussi que les stratégies soient développées de telle sorte que les couloirs soient libres pour les latéraux. Il faut aussi que cet esprit conquérant soit une instruction du sélectionneur. Il y a des latéraux qui ne montent jamais parce que les coachs leur interdisent de le faire en pensant que les joueurs à vocation offensive sont les seuls tributaires de ce rôle. A mon sens, à partir du moment où l’équipe a le ballon, tout le monde peut participer à l’action offensive. La défense est renforcée et les couloirs sont la voie royale pour accéder au but», a déclaré l’ancien coach de Niary Tally. Tout de même, Lamine Dieng admet que le sélectionneur de l’équipe nationale a sa propre philosophie de jeu qui est différente de la sienne : «Le coach (Aliou Cissé) a sa façon de jouer, sa stratégie ; les joueurs ne peuvent qu’obéir. Pour moi, par principe, l’équipe défend ensemble et attaque ensemble. Même un libéro peut monter. Mais si on a une philosophie de jeu avec laquelle un défenseur se contente de neutraliser l’attaquant adverse et rien que cela, c’est aussi une option».