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Ils inspirent de nouveau la peur. Forts de leurs six victoires en autant de matchs qualificatifs pour la CAN, les Lions de la Téranga entament les qualifications pour le Mondial avec une confiance incroyable. Elle est légitime au regard de la force affichée par un effectif d’une grande richesse. Voyons ensemble pourquoi le Sénégal fera vraisemblablement partie du contingent des nations africaines qui s’envoleront pour la Russie dans un peu moins de deux ans.

D’abord parce que leur groupe est abordable, pour ne pas dire aisé. S’ils sont évidemment dangereux, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et le Burkina Faso évoluent tous un cran en-dessous d’un Sénégal qui s’appuie sur une génération largement représentée dans les meilleurs clubs à travers l’Europe.

Rugueux, durs, les Lions pourront compter sur leur défense pour faire la différence. Avec un seul but concédé lors de ses cinq derniers matchs, le Sénégal aborde son premier rendez-vous face au Cap-Vert avec un énorme capital confiance. Véritable roc dans l’axe central, Kara Mbodji forme en effet une paire parfaitement complémentaire avec Koulibaly, qui fait le bonheur des Napolitains.

Privé de CAN par la Lybie en barrage il y a quelques jours, le Cap-Vert, premier adversaire du Sénégal, ressemble à une proie facile pour les hommes d’Aliou Cissé. Incapables de marquer en deux matchs face au Maroc (0-1 ; 2-0) dans leur groupe qualificatif pour la Coupe d’Afrique, les coéquipiers de Ryan Mendes s’essoufflent, et auront bien du mal à se créer des brèches à Dakar.

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Le Burkina-Faso constitue une menace, mais manque clairement de percussion devant pour gêner les Lions. Avec seulement 4 buts inscrits lors de ses 6 dernières rencontres et le seul Pitroipa pour réellement casser les lignes, les Étalons pourront faire illusion mais n’auront pas les armes pour s’inviter au sommet du groupe D.

Concernant l’Afrique du Sud, qui est restée bloquée à une victoire en six matchs de qualification pour la CAN (1v-4n-1d), ses joueurs, majoritairement restés au pays pour disputer la Premier League Soccer, se révèlent souvent incapables de soutenir le rythme d’une rencontre de très haut niveau. Attention toutefois, les Bafana-Bafana restent sur trois matchs sans défaite (1v-2n) face aux Lions depuis 2012, dont ce fameux 1-1 lors de la dernière CAN.

Avec sa défense de fer, un milieu 100% Premier League (Kouyaté, Guèye, Ndoye, Diamé) et une attaque de classe mondiale constituée d’un savant mélange entre jeunesse et expérience (Mané, Baldé, Konaté, Sow…), le Sénégal possède sur le papier un onze type à au moins 150 millions d’euros. Un chiffre énorme lorsqu’on sait que les meilleurs clubs européens dépensent en moyenne 80M€ par an sur le marché des transferts. Absents d’un Mondial depuis 2002 et leur formidable épopée jusqu’en quart de finale, les Sénégalais, entrés dans une nouvelle dimension, ne peuvent pas rater ce voyage en Russie !

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