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Il a tapé dans l’œil de plusieurs recruteurs européens après la belle saison réussie avec Osmanlispor l’année dernière. Anderlecht, Besiktas ou encore l’Olympique de Marseille sont venus aux nouvelles. Malheureusement, le départ de PAN s’est heurté au niet catégorique des dirigeants turcs qui comptent garder à nouveau leur milieu de terrain. Dans cet entretien, l’ancien «Diambars» revient sur son été mouvementé et évoque la prochaine sortie des Lions qui en découdront avec les Requins Bleus du Cap-Vert, le 8 octobre prochain pour la première journée des éliminatoires du Mondial 2018.

Badou, quelle appréciation faites-vous de votre début de saison avec Osmanlispor ?

Le début de saison se passe super bien. On a joué trois matchs, deux en championnat et un en Europa League. On a gagné toutes nos rencontres et vraiment c’est de très bon augure pour la suite.

On a l’impression que vous êtes bien adopté par le public d’Osmanlispor?

Ça c’est vrai, et je ne fais que remercier Dieu. Je connais de plus en plus la culture turque, je connais de mieux en mieux le pays et la ville d’Ankara. Tout cela fait que je m’adapte et je m’intègre de mieux en mieux, parce que cela se reflète sur mes performances.

Nourrissez-vous des regrets d’être passé par la Norvège?

Non, pas du tout. Le championnat norvégien m’a forgé. Ça fait vraiment partie de mon histoire, de ma carrière, de ma vie. Donc, cela m’a permis de bien me préparer. La Norvège était un vrai tremplin pour moi. Les trois années que j’y ai passées resteront à jamais gravées dans ma mémoire. Vraiment, je ne me plains pas.

Vous êtes un milieu de terrain qui marque beaucoup de buts…

Vous savez, un milieu de terrain doit être capable de se retrouver dans les deux surfaces de réparation. Personnellement, j’essaie d’apporter offensivement, sans oublier mes tâches défensives. C’est tout un ensemble. J’essaie toujours d’apporter ma pierre à l’édifice dans toutes les positions où je suis sur un terrain de football.

Quelle appréciation faites-vous de l’Europa League, compétition que vous êtes en train de disputer avec Osmanlispor ?

L’année dernière, l’Europa League était l’un de mes principaux objectifs. Là, ça se passe super bien. On a joué contre le Steau Bucarest, une grande équipe. Dieu merci on a gagné par 2-0. On est leader du groupe avec Villareal, même si au goal-average on passe devant. La suite va être passionnante et excitante.

Quel sera l’objectif ?

L’objectif ne change pas. Chaque jour, on doit faire plus que la veille. On ne va pas se projeter dans un futur lointain. Chaque jour que Dieu fait, j’essaie de m’améliorer, que ce soit sportivement et humainement. C’est important de s’améliorer.

Qu’est-ce qui a bloqué votre départ d’Osmanlispor durant le dernier mercato ?

J’avoue que j’ai reçu des offres concrètes. Mais le club a dit niet et c’était catégorique. J’ai senti une volonté ferme des dirigeants de me garder. Ils n’ont même pas voulu poursuivre les discussions. Ils m’ont fait comprendre qu’ils comptaient sur moi et qu’il était impensable de se séparer de moi présentement.

Quels étaient les clubs intéressés ?

Il y avait des clubs belges, notamment Anderlecht et Standard de Liège. Ça aurait pu se faire avec l’Olympique de Marseille aussi. J’ai failli y signer. Avec Besiktas, il y avait aussi un réel intérêt. Mais malheureusement, ça ne s’est pas fait.

N’avez-vous pas regretté de ne pas vous être engagé à l’olympique de Marseille qui reste un club mythique en France?

Honnêtement, non. J’ai très vite tourné la page parce qu’il y avait d’autres challenges sportifs qui arrivaient à grands pas. Je me suis concentré sur mon quotidien qui reste Osmanlispor.

Dans trois semaines, le Sénégal sera en lice pour l’acte 1 des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 contre le Cap-Vert. Ça doit être passionnant ce derby ouest-africain, non ?

Ça va être un très bon match parce que le Cap-Vert est une équipe qui est en pleine progression. Mais, il aura en face une très bonne équipe du Sénégal. Ce duel promet, c’est sûr. A nous d’apporter la réplique qu’il faut.

Avez-vous le Mondial 2018 dans un coin de la tête ?

Bien sûr que oui. On y pense souvent. Quand on est footballeur professionnel, on a envie de jouer toutes les compétitions d’envergure. Mais, on ne va pas cogiter sur une chose qui n’est pas encore arrivée. On sait bien ce qu’il faut pour y arriver. Le travail au quotidien et en continu.

Qu’est-ce que cela vous fait de figurer dans le groupe d’Aliou Cissé ?

Ça fait un bout de temps que je viens régulièrement en sélection. L’équipe nationale est une récompense des belles performances en club. Et personnellement, c’est toujours avec fierté que je viens répondre à l’appel de la patrie et représenter mon pays au plus haut niveau. Mais comme je le dis souvent, ce n’est pas une fin en soi. Pour continuer à mériter la confiance du coach, il faut travailler davantage. Il n’y a pas de secret;