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Un des acteurs principaux du beau parcours du Sénégal dans ces éliminatoires à la Can 2017, avec un bilan record de six victoires en autant de matches, Mame Biram Diouf en est aussi le deuxième meilleur buteur des «Lions», avec 2 réalisations, à égalité avec Moussa Konaté, derrière Sadio Mané (3 buts). A 28 ans, l’attaquant de Stoke City est aussi l’un des joueurs les plus expérimentés de la Tanière, avec trois participations à la Coupe d’Afrique, record qu’il partage avec Khadim Ndiaye. Mais comme l’a affirmé Aliou Cissé, en conférence de presse d’après match, «Diego» sait aussi que les places pour Gabon 2017 vont valoir très cher.

 

Vous êtes sorti en cours de match, face à la Namibie, en vous tenant la cuisse. Qu’avez-vous ressenti ?

C’est arrivé sur une action de contre-attaque. Je voulais me retourner pour courir, parce qu’on voulait contre-attaquer, mais j’ai senti une gêne à la cuisse. Je n’ai pas voulu continuer et prendre un risque, d’autant plus qu’il y avait des joueurs aptes sur le banc. Il faut être à 100% pour pouvoir jouer. Puisque je ne l’étais plus, il fallait laisser la place à un autre.

L’équipe a battu un record, avec six victoires en six matches et vous avez été l’un des acteurs principaux de cette prouesse. Comment appréciez-vous ce parcours ?

Cela n’a pas été facile, quand nous avons commencé les éliminatoires, mais on y avait cru. On s’était mis dans la tête qu’à domicile ou à l’extérieur, on voulait gagner tous les matches. C’était notre objectif et nous voulions jouer ensemble. Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir donné six victoires en autant de matches et je félicite toute l’équipe pour ce beau parcours.

Qu’est-ce qui doit être amélioré, on a vu l’équipe sembler manquer de rythme en cours de match ?

C’est normal. C’était dur, parce qu’il n’y avait pas trop de pression, nous étions déjà qualifiés. Il y a beaucoup de choses qui changent et la mentalité ne peut pas être la même. En plus, puisqu’on les avait battus à l’extérieur au match aller, ils sont restés dans leur camp et n’en sont pas sortis pour jouer. C’était difficile de les faire sortir, mais on y est parvenu après avoir marqué le premier but. C’est ce qui explique toutes ces difficultés notées durant le match.

«La saison dernière, avec le décès de ma mère, je n’avais plus la tête au football»

Le Sénégal va vers la Can où il reste sur des expériences douloureuses, avec les derniers échecs en 2012 et 2015. Que faire pour tuer le chat noir et éviter de reproduire le même scénario ?

Nous avons maintenant gagné en expérience. Nous en savons quelque chose, parce que nous avons essayé, en 2012 et 2015, sans jamais réussir à franchir le cap du premier tour. Nous en connaissons les raisons. Depuis que le coach est venu, il a changé les mentalités et beaucoup de choses dans l’équipe. C’est pourquoi nous voulons faire le maximum, à chaque match, pour gagner. Ce sera quand même très dur, parce qu’il n’y a plus de petite équipe, mais nous avons confiance en nous et si nous jouons toujours ensemble, nous acquerrons la victoire.

Mais les places seront très chères pour la Can…

C’est normal, parce que quand on veut aller à la Can, il faut être à 100% de ses moyens. Nous ferons tout pour faire partie de l’équipe. C’est un défi, je dirais même une obsession.

Après l’Équipe nationale, vous retournez en club où il y aura une plus forte concurrence, avec l’arrivée de l’Ivoirien Wilfried Bony. Comment comptez-vous faire pour garder votre place de titulaire, sachant que vous avez failli la perdre la saison dernière ?

C’est le football qui est ainsi. La saison dernière, c’était très dur. J’avais commencé à jouer, mais il y a la volonté divine (décès de sa mère lors du pèlerinage à la Mecque, ndlr). Avec ce qui s’est passé, je n’avais plus la tête au football. Mais cette année, je rends grâce à Dieu, j’ai bien débuté la saison (3 matches joués comme titulaire, 249 minutes, ndlr). Il y a la concurrence et c’est normal, ça fait partie du football. Mais c’est mon boulot de jouer au foot, je vais me battre et avec l’aide de Dieu, je recommencerai à être partant.