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En marge de l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération sénégalaise de football tenue samedi au stade Léopold Sédar Senghor, Me Augustin Senghor a fait le point sur les activés de la FSF. Qui compte sur la subvention de 1 million de dollars (587 millions FCfa) de la Fifa et sa part des 15 millions de dollars (8 milliards 811 millions FCfa) de droits commerciaux distribués par la Caf pour combler le gap laissé par la fin du contrat avec Puma depuis fin 2014.

Les rapports financiers certifiés

«Nous ne tiendrons plus nos AG au milieu de l’année, mais en début d’exercice. C’est un impératif par rapport aux nouvelles obligations que la Fifa fixe aux Fédérations, de soumettre avant le 30 juin, les états financiers certifiés par des commissaires aux comptes indépendants, pour qu’elle puisse continuer à nous financer. Tous nos comptes ont été certifiés et acceptés par la Fifa, sauf celui de 2015. C’est pourquoi nous avons tenu cette AG dans des délais très courts. L’Assemblée a compris l’enjeu de nous permettre de bénéficier des subventions de la Fifa afin d’investir plus dans notre football. Mais aussi de bénéficier de l’apport du nouveau programme créé par le ministère (des Sports) avec les contrats d’objectifs, qui exigent la même obligation de transparence et de bonne gouvernance.»

Bilan encourageant, mais…

«Depuis deux à trois saisons, on se rend compte qu’il y a des progrès au niveau des agrégats. C’est encourageant, mais à notre niveau, il y a beaucoup à faire. Le calendrier a été respecté et c’est l’occasion de féliciter les Ligues, Pro et Amateur. Nous sommes ambitieux. Nous ne cesserons de nous battre jusqu’au jour où nous aurons remporté un trophée continental et serons retournés au Mondial. Nous nous imposons une bonne participation à la Can (2017) et pourquoi pas, gagner l’une des deux prochaines phases finales, tout en nous qualifiant à la Coupe du monde 2018.»

Compétitions nationales et internationales : 78% des charges

«Les compétitions nationales et internationales coûtent 78% des dépenses de la Fédération. C’est énorme et très lourd à porter. L’Etat nous accompagne avec l’équipe A (…), mais depuis quelques années, avec l’avènement du centre de Toubab Dialaw, nous finançons les préparations des sélections des petites catégories. Par exemple, l’équipe U20 s’est qualifiée (à la Can junior 2017, Zambie) après une préparation de six mois. Les résultats obtenus lors des qualifications (CAN 2017 et Mondial 2018) vont générer des fonds par rapport aux gratifications et droits commerciaux de la Fifa et de la Caf. Ce qui vient contrebalancer la perte consécutive à la fin de notre contrat avec Puma. Avec Orange, cela représente 90% de nos ressources de sponsoring. Le fait de tenir debout et dérouler à l’international, tout en continuant à organiser des compétitions, montre que nous avions suffisamment de réserves. Il y a l’augmentation des dotations de la Fifa (1 million de dollars) et les 15 millions de dollars (8 milliards 811 millions FCfa) qui seront distribués par la Caf en termes de droits commerciaux à l’ensemble des Fédérations, avec un indice de calcul qui sera basé sur les résultats des équipes et la valeur du marché. Aujourd’hui, le patrimoine du football (véhicules, siège, terrain acquis à 40 millions Cfa pour l’hôtel fédéral) est évalué à 1 milliard FCfa.»