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Le fait est rare pour être signalé : voir un joueur sénégalais exécuter proprement deux coups francs en quelques minutes, ça ne court pas nos stades. C’est pourquoi le geste de Ibrahima Niane, samedi contre le Ghana, mérite qu’on s’y arrête. Le buteur des Lionceaux U20 et sociétaire de Génération Foot revient sur ses deux exploits.

Il faudra retenir son nom : Ibrahima Niane. Le joueur des Lionceaux U20 a marqué les esprits, samedi dernier lors du match aller du dernier tour des éliminatoires de la Can 2017 face au Ghana (3-1), au stade Demba Diop. En l’espace d’un quart d’heure, le pensionnaire de Génération Foot avait fini d’étaler sa classe en réalisant un doublé sur coup de pied arrêté.
D’abord à la 11e mn quand, à la suite d’un coup franc sifflé par l’arbitre malien, il ajuste le portier ghanéen d’une frappe des 25m, logeant la balle sur le côté droit des buts adverses. Ensuite, à la 24e mn il remet ça, à la même distance. Mais cette fois-ci, il ouvre son pied pour trouver la base du poteau gauche des buts des visiteurs. Revenant sur son exploit du week-end, l’attaquant des Lionceaux, joint par téléphone, souligne avoir d’abord pris les enseignements sur la position du gardien. «Sur le premier but, j’ai remarqué que le gardien avait laissé beaucoup d’espace sur son poteau droit. Sachant que la balle est plus rapide, il fallait juste contourner le mur en y mettant la vitesse qu’il faut», raconte Ibrahima Niane.
Même scénario sur le deuxième but : «Pour éviter d’être surpris, le gardien a voulu cette fois boucher son poteau droit, pensant que j’allais encore frapper là-bas. J’ai décidé de changer en visant son poteau gauche. Et le tour est joué.»

«A Génération Foot, on a constaté que j’avais des qualités sur les balles arrêtées… »
Faut dire qu’entre Ibrahima Niane et les balles arrêtées, ça date de l’enfance. «J’aime tirer les coups francs depuis que je suis petit. On s’amusait à jouer aux billes et c’est là que j’ai chopé le virus de frapper les balles arrêtés», a confié le natif de Mbour, déjà sélectionné en sélection cadette coachée à l’époque par Dominique Coly.
S’il estime qu’il faut une certaine touche technique pour transformer les balles arrêtées, le pensionnaire de Génération Foot reconnaît le travail accompli au sein de son centre de formation grâce à l’aide du staff technique. «J’avoue qu’on m’a beaucoup aidé à ce niveau. Les gens ont vu que j’avais des qualités sur les balles arrêtées et ils m’ont beaucoup aidé à progresser à ce niveau», souligne ce joueur qui joue partout en attaque.
D’ailleurs, pour confirmer ses qualités de buteur, Ibrahima Niane avait réussi également un doublé lors du tour précédent face à la  confrontation à l’aller contre la Tunisie à Tunis dont un penalty et une reprise de la tête.

Le Bfem, un autre «coup franc» à réussir
Quid des balles arrêtées avec Génération Foot ? «Je n’ai pas eu l’occasion d’en inscrire malheureusement avec Génération Foot. Souvent c’était éloigné et le coach souhaitait plutôt profiter de ma taille sur les balles aériennes.»
Pour la manche retour prévue le 22 juillet prochain, l’attaquant des Lionceaux n’hésitera pas à se présenter devant le ballon, si l’opportunité lui est offerte. En attendant de s’envoler pour le Ghana, Ibrahima Niane devra d’abord passer l’épreuve des examens du Bfem, le 18 juillet prochain. Un autre «coup franc» qu’il devrait normalement réussir à transformer. C’est tout le mal qu’on souhaite à ce jeune international qui sollicite les prières des Sénégalais pour le match retour au Ghana. «Dites aux Sénégalais que nous avons besoin de leurs prières», dira-t-il. Message transmis !

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