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Depuis 2011, Henri Camara roucoule avec le championnat grec. En 2015, il se fera gruger par les dirigeants de Kallonis qui l’ont engagé sans lui payer ses sous. Suffisant pour que Boy Karack claque la porte pour aller voir ailleurs.

Alors âgé de 33 ans, Henri Camara décidait de quitter l’Angleterre pour terminer tranquillement sa carrière en Grèce. Après Atromitos et Panaitolikos, le Lapin flingueur s’est ensuite engagé avec Kallonis, un club de d2 grecque. Mais, comme le temps d’une rose, Henri n’y restera pas jusqu’au bout de son contrat. «J’étais obligé de rompre mon contrat à Kallonis. J’ai arrêté avant la fin de la saison parce que je suis resté des mois sans salaire. Il n’y a pas eu de bras de fer. J’ai mis sur la table ma personnalité», explique-t-il. Il poursuit : «Finalement, les dirigeants du club ont payé la moitié de ce qu’ils me devaient et j’ai renoncé au reste. J’avais signé un an de contrat», précise-t-il.

Et Henri de reconnaître : «C’était la pire expérience et le plus mauvais souvenir de ma carrière. Il n’y a pas eu de bras de fer encore moins d’histoire. Je n’avais jamais imaginé un instant que j’allais rencontrer des dirigeants qui ne respecteraient pas leurs engagements. Ce qui m’a le plus fait mal, c’est quand j’étais à Panaitolikos, ils se sont battus pour m’enrôler dans leur effectif. C’est par la suite que je me suis rendu compte que tout ce qu’ils disaient n’était que du vent. Ils n’ont respecté aucun de leurs engagements », a regretté le meilleur buteur de l’équipe nationale du Sénégal de tous les temps.

Justifiant le choix de s’engager avec ce club «mauvais payeur», Henri Camara soutient : «À un certain âge, quand vous entendez certaines propositions financières, vous ne pouvez pas refuser. J’avais aussi décidé de changer un peu d’air, après trois saisons passées à Panaitolikos. Franchement, vous ne pouvez pas comprendre mon dégoût. Kallonis est le seul club de ma carrière où rien ne m’a enchanté du premier jusqu’au dernier jour. Avant de m’y engager, j’ai toujours assumé mes choix. Mais, c’est le club que j’ai le plus regretté dans ma vie. Franchement, j’y ai rencontré des gens plus que bizarres à tous les niveaux, avec des installations obsolètes et un club qui n’a rien de professionnel», se rappelle-t-il. Cependant après la rupture de son contrat, Henri Camara a encore accepté la main tendue des dirigeants de Panaitolikos qu’il avait marqués lors de son passage dans cette équipe. «Après avoir résilié mon contrat, j’étais obligé de repartir à Panaitolikos qui est mon club de coeur en Grèce. Je suis resté six mois avant de m’engager avec Appollon Smirnis, grâce au coach qui m’a fait découvrir la Grèce. Ça a été un très bon challenge parce que j’y ai marqué un triplé pour terminer la saison en apothéose», s’est réjoui l’homme aux 98 sélections.