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La FSF ne fait pas de fixation sur un match

Passé le soulagement d’avoir évité les grosses cylindrées, le président de la FSF, Me Augustin Senghor, a froidement analysé le groupe dans lequel le sort a placé le Sénégal.

«Je ne vais pas dire qu’on est tombé dans une poule de la mort comme la poule B. Par rapport aux équipes  qu’on va jouer, on peut se dire que le Sénégal a sa chance parce depuis quelques années, on est assez régulier. Nous avons un groupe qui peut rivaliser avec tous ces adversaires. Comme je le dis, tout se passera sur le terrain. la seule chose qui compte dans cette compétition, ce sera la première place. Avoir un bon tirage, on peut le dire, mais, concrétiser sur le terrain, et avoir le mérite d’aller au Mondial, c’est ce qu’on doit relever. et pour tout ça, il faudra que nos joueurs soient hyper motivés et qu’on les mette dans de bonnes conditions. comme dans toutes les autres compétitions, en Afrique, il faut voyager bien et avoir toutes les conditions matérielles nécessaires. ce sont des facteurs qui seront déterminants pour prendre cette place qualificative à la coupe du monde.

«Une génération talentueuse qui a envie d’aller au Mondial»

Le tirage nous a aussi épargné le déplacement dans certains coins d’Afrique difficilement accessibles ou trop éloignés. Nous allons jouer contre deux pays très proches du Sénégal : le Burkina Faso et le Cap-Vert. l’Afrique du sud, tout en étant éloignée, est bien desservie à partir de Dakar. Même si l’Afrique de l’ouest n’est pas très vaste, les moyens de transport font défaut. il nous faudra l’accompagnement de l’état au niveau du transport aérien comme il l’a toujours fait jusqu’ici. cela nous a beaucoup réussis parce que pour aller au Cap-Vert, il vaut mieux le faire par vol spécial. au Burkina Faso aussi pour y aller, il faut passer par Bamako, parfois par Lomé ou Abidjan. si on peut avoir l’appui de l’état, sans oublier la logistique et la motivation des joueurs comme on l’a fait lors des éliminatoires avec Alain Giresse et celles de 2017. si toutes les conditions sont réunies, je suis sûr  que cette génération qui est talentueuse et motivée à aller à une coupe du monde 2018 se chargera du reste.

«On est capable de battre n’importe quelle équipe en Afrique»

Les matchs avec les équipes de notre zone ne sont jamais faciles parce qu’il y a toujours une charge  émotionnelle liée à la motivation intrinsèque de ces adversaires qui sont des voisins et frères. Hormis cela, le Cap-Vert n’a pas que cette motivation face au grand voisin, il a aussi la qualité. ce qui fait qu’on doit les prendre très au sérieux. nous devons gérer les matchs, les uns après les autres. nous avons trois adversaires. nous devons les prendre au sérieux mais aussi avoir confiance en nos forces parce qu’aujourd’hui, la réalité est là. nous sommes capables de battre n’importe quelle équipe en Afrique. et, il n’y a pas de raison que le Cap-Vert constitue un barrage pour nous parce que nous voulons aller en coupe du monde.»