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L’Euro 2016, c’est parti depuis avant hier, avec le match d’ouverture France – Roumanie. Le magazine de la Tfm, «les Maitres du jeu» Spécial Euro vous plonge au cœur de la compétition qui, un mois durant, va se dérouler sur différentes pelouses françaises. Après un premier numéro avec Patrice Evra, notre consœur Mame Fatou Ndoye est allée à la rencontre d’un autre Bleu forgé à la sauce sénégalaise. Bakary Sagna, pendant à droite de Pat’, a ouvert son cœur à la Tfm. Son parcours, ses ambitions avec l’Edf pour cet Euro qu’il dispute pour la première fois, son avenir à Manchester City qui accueille un nouvel entraîneur, Pep Guardiola, mais également sa relation avec le Sénégal de ses racines. Nourriture, musique, Bak prend tout de la culture africaine. Voici quelques extraits de l’entretien qui sera diffusé ce dimanche, à 21H30, sur la Tfm.

RELATION AVEC LE SENEGAL, L’AFRIQUE : «Fadiga, un peu comme le grand-frère»

«Je demande toujours la bénédiction de mes parents (au Sénégal), c’est ce qui fait avancer dans la vie. A mon retour de voyage, l’année dernière (il était venu en Casamance, prendre part à un rite d’initiation du bois sacré, conformément à sa culture Diola), le reportage (de la Rts) était beaucoup repris ici en France et depuis lors, les gens m’arrêtent dans la rue pour me féliciter, parce que je n’ai pas oublié mes racines. Je respecte ma coutume, ma famille, mes amis, le Sénégal. Je fais toujours le maximum pour montrer une belle image du Sénégal.Je consomme un peu de tout venant d’Afrique. La culture, la musique, la nourriture, surtout quand je vais chez ma maman. Et surtout la musique. Aujourd’hui, je n’écoute quasiment que de la musique africaine. Même mes amis français commencent à écouter de la musique africaine. Les joueurs qui m’ont inspiré… George Weah, Lillian Thuram, Didier Drogba, Khalilou Fadiga avec qui j’ai joué (à l’Aj Auxerre). J’étais un peu effacé et c’est lui qui me demandait d’être un peu plus ouvert, un peu plus extraverti. Je me suis toujours bien senti avec lui. Il a été un peu comme le grand-frère.»

PREMIER EURO MALGRÉ 55 SÉLECTIONS : «Jouer un Euro dans son pays natal…»

«Les années ont passé. J’ai énormément travaillé pour en arriver ici à Clairefontaine, où vous m’avez trouvé en train de préparer l’Euro. J’ai gravi les échelons petit à petit (…) J’ai eu pas mal de soucis avec les blessures. En 2008, je me suis blessé à la cheville et j’ai manqué l’Euro. J’ai ensuite participé à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud et je me suis encore blessé au péroné. Ça m’a fait manquer l’Euro 2012. Voilà, c’est le destin. Là, en plus, ce sera la première fois pour moi (de jouer un Euro), en face de ma famille, mes amis… J’ai grandi ici. Ce n’est pas donné à tout le monde de jouer un Euro dans son pays natal et on fera tout pour aller au bout.»

AMBITIONS AVEC LES BLEUS : «J’ai confiance en cette équipe jeune et fraîche»

«On est à domicile, on devra gérer la pression. Les médias et le public vont mettre la pression et il nous faudra rester concentrés et jouer notre jeu. Ne pas sauter les étapes, jouer les matches les uns après les autres. Mais j’ai confiance en cette équipe. Elle est jeune, elle est fraîche. On a connu beaucoup de galère depuis 2010. On était au plus bas, par rapport à tout ce qui s’est passé en Afrique du Sud (affaire Knysna). Après on a commencé à travailler, on a pris un nouveau départ. L’équipe s’est rajeunie et beaucoup rafraichie.»