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Meilleur buteur de la Ligue sénégalaise de football de la saison 2014-2015, Mouhamed Waliou Ndoye s’est vite fait un nom dans son nouveau club algérien, FC Mouloudia Olympique Bejaia. Il est revenu sur sa saison notamment la première qualification de son club en phase de poules de la Coupe CAF dont il a été l’un des grands artisans.

Mouhamed, vous avez rejoint le Mouloudia Olympique Béjaia. Pouvez-vous revenir sur votre saison ?

Cette année, j’ai signé au Mouloudia Olympique Béjaia, une équipe évoluant en D1 d’Algèrie. En ce moment,je me sens bien là-bas. A mon arrivée, c’était un peu difficile du fait de l’adaptation dialectique d’abord et des conditions climatiques ensuite de l’environnement mais, Alhamdoulilah, j’ai su m’imposer et être le meilleur buteur de mon équipe. Donc, personnellement, je peux dire que c’est satisfaisant. J’ai marqué des buts décisifs, notamment en Coupe d’Algérie et surtout en Coupe d’Afrique contre l’Espérance de Tunis, synonyme de qualification historique. C’est toujours historique quand on arrive à avoir une qualification du genre, ce sont des moments inoubliables.

N’avez-vous pas eu des problèmes d’intégration ?

Plus ou moins mais pas trop, parce que des mon arrivée je savais déjà ce qui m’attendait, je me suis vite mis dans le bain. Heureusement, pour moi, ça a coïncide avec la fin du championnat du Sénégal et le démarrage du championnat algérien. Je peux dire grâce au bon niveau du championnat (sénégalais) de l’année dernière, j’ai su m’adapter assez facilement en Algérie. Je n’ai pas eu assez de problèmes ni physique, ni tactique, ni technique, rien du tout. Je me suis vite adapté aux systèmes de jeu et au niveau du football algérien qui est plus ou moins un peu plus proche de celui du Sénégal.

Justement, quelles différences y a-t-il entre le championnat du Sénégal et celui de l’Algérie ?

Sur le plan financier je peux dire que nous (Sénégalais) sommes trop en retard, sur le plan des infrastructures aussi nous sommes derrière la ligne parce que nous trouvons la-bas des terrains même si ce sont de petits terrains de quartier où on peut s’exprimer. Rien que de faire des infrastructures au moins ça peut accélérer le développement du football local mais ici on n’a pas assez de terrains pour jouer, les clubs n’ont pas de terrains pour s’entraîner c’est toujours un retard. En plus. la différence est trop grande du point de vue financier aussi puisque là-bas je peux dire Alhamdoulilah s’ils n’ont pas de gros salaires les joueurs sont quand même à l’aise. Par exemple, chaque joueur a sa voiture et ce ne sont pas les mêmes mentalités. Je peux dire que l’on trouve un vrai semi-pro là-bas en Algérie.