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En battant le Burundi (0-2), l’équipe nationale du Sénégal a validé sa participation à la prochaine CAN au Gabon. Pour Aliou Cissé, les Lions qui ont remporté leurs cinq matchs de groupe en attendant la 6ème et dernière journée ont écrit une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais.

Coach, quel sentiment vous anime après cette qualification à la CAN 2017 ?

Aujourd’hui, je suis satisfait de mes joueurs. C’est une qualification méritée. Depuis que je suis à la tête de l’équipe nationale du Sénégal, on a toujours travaillé avec ces joueurs là. Arriver à se qualifier ici à Bujumbura est une grosse satisfaction. L’autre satisfaction c’est d’avoir gagné 5 matchs consécutifs. Les garçons ont écrit une nouvelle page dans l’histoire du football sénégalais. On va continuer comme cela.

Pensez-vous que le Sénégal a des chances de remporter la prochaine CAN ?

Je n’en sais rien. On a un groupe jeune. Aujourd’hui, je ne peux pas vous dire que nous faisons partie des favoris. Nous sommes en train de faire de très bonnes qualifications. Mais vous le savez, à la CAN, c’est un autre état d’esprit, un autre football. On va avoir tout le temps d’y penser. Mais si vous nous mettez favoris, tant mieux. Je pense qu’il y a des écuries qui sont devant nous.

Qu’est-ce qui a été déterminant dans cette qualification ?

Le travail, la confiance que j’ai en moi et la confiance que j’ai en mes joueurs. Il y a aussi la confiance que la Fédération, les Sénégalais ont en moi. Cet appui qu’ils ont toujours derrière cette équipe nationale. On a un bon groupe et il va falloir travailler avec ce groupe-là.

Au-delà de la qualification, quelle est la satisfaction par rapport au contenu ?

Comme je le répète tout le temps, la meilleure manière est de gagner. Pour moi, bien jouer c’est gagner et mal jouer c’est perdre. Je n’en démords pas. Maintenant, dans la conservation du ballon, dans l’amélioration du jeu collectif, nous avons fait un pas entre le Rwanda et aujourd’hui. En réalité, je n’ai jamais douté de la qualité de mes joueurs. Vous savez, le jeu ne m’appartient pas. Il appartient aux joueurs qui sont responsables de leurs gestes et technique. Je pense qu’ils ont assez de qualités.

Peut-on comparer cette équipe à celle de 2002 ?

Il n’y a pas de comparaison. En 2002, nous avons fait notre bonhomme de chemin. Ces joueurs-là sont aussi en train de faire leur bonhomme de chemin. Petit à petit, ils sont en train d’acquérir de l’expérience et de la confiance. Et surtout, ils commencent à avoir cet état d’esprit de gagneur. 2002 a été une belle page. J’espère vraiment que 2017 et au-delà de 2017, ces garçons-là vont écrire de belles pages de l’histoire du football du Sénégal.

Peut-on dire que vous devez cette victoire à la bonne préparation dans la région ? 

Oui. La fédération et l’État nous ont donné la possibilité de bien nous préparer. Sur le côté sportif, nous avons eu à émettre le souhait de venir nous regrouper à Kigali. La Fédération et le ministère des Sports ont pris toutes les dispositions pour qu’on puisse préparer ce match. Ils ont pris conscience de l’importance de ce match et nous ont suivis dans notre programme. Effectivement, les résultats ont été positifs. C’est vrai que ces 15 jours que nous avons passés ensemble nous ont permis, au-delà de préparer ce match, de bonifier davantage notre jeu et notre état d’esprit pour préparer des échéances beaucoup plus importantes.