Alain Olivier Niyungeko, sélectionneur adjoint du Burundi : «Nous allons vous attaquer...

Alain Olivier Niyungeko, sélectionneur adjoint du Burundi : «Nous allons vous attaquer !»

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En l’absence de Ahcène Aït Abdelmalek, parti sur la pointe des pieds, le Burundi confie ses rêves de se qualifier à la Can 2017 à Alain Olivier Niyungeko, sélectionneur national adjoint. Joint au téléphone, Mutombola, comme on le surnomme, qui n’est pas en terrain inconnu, annonce déjà la couleur par un discours musclé et promet un «combat d’hommes» aux Lions, le 04 juin, dans le cadre des éliminatoires de la Can 2017. L’entraîneur burundais dit n’avoir qu’un seul objectif : conforter sa deuxième place (Groupe K) pour espérer offrir la qualification à son pays.

Mutombola, généralement quand un entraîneur principal quitte son poste, cela peut créer un déclic. Pensez-vous que le départ de Ahcène Aït Abdelmalek piquera l’orgueil de vos joueurs contre le Sénégal ?

L’entraîneur principal (Ahcène Aït Abdelmalek) est parti, nous n’avons pas de ses nouvelles. Etant là (adjoint) jusqu’à maintenant, j’espère être sur le banc. Cela ne sera pas un problème. Je connais très bien le groupe pour avoir entraîné les joueurs depuis longtemps. L’état d’esprit restera le même, parce que nous n’avons qu’un seul objectif : gagner pour finir meilleur deuxième du groupe et nous qualifier. J’ose espérer que nos joueurs seront au top contre le Sénégal (le 04 juin).

Quelle stratégie allez-vous mettre en place pour dompter les «Lions» ?

C’est la tactique du coach, on ne va pas dévoiler la stratégie (rire). Avec la motivation qu’on aura donnée aux joueurs, on arrivera à contrecarrer le Sénégal.

En misant sur la défense ou l’offensive…

Chez nous, nous n’allons pas vous attendre, nous allons vous attaquer jusqu’à la fin. Nous connaissons les points forts de cette équipe composée de bons joueurs, dont certains évoluent en Angleterre. Mais nous n’avons pas peur d’eux. Ce sera un match d’hommes, un combat et nous n’allons pas nous laisser faire.

Ne craignez-vous pas cette équipe sénégalaise qui, en plus de ses atouts athlétiques, dispose d’individualités pouvant faire la différence à tout moment ?

Des craintes, il y en a toujours. Nous avons vu cette Equipe du Sénégal à l’aller. Ils sont athlétiques et la plupart des joueurs évoluent en Europe. Cependant, nous n’allons pas rester les bras croisés. Nous allons les affronter. Nos joueurs seront très motivés.

En quoi le match aller perdu sur le score de trois buts à un (3-1) en juin 2015 à Dakar vous aidera à mieux préparer celui du 04 juin à Bujumbura ?

Le Sénégal est une bonne équipe, mais nous n’avons pas démérité à l’aller. Justement, nous allons apprendre de nos erreurs à Dakar pour essayer de gagner à domicile. Les rencontres ne se ressemblent pas, mais la manche aller nous a permis de mieux connaître l’adversaire. Nous allons essayer de nous améliorer techniquement et tactiquement pour l’emporter. Ce match sera différent de celui de Dakar. Là-bas, nous étions venus avec des locaux. Aujourd’hui, nous avons fait appel à des expatriés. Il y aura des améliorations. Nous pensons vraiment faire mieux en ayant un bloc compact pour ne pas laisser de l’espace à l’adversaire et surtout, jouer notre football. Nos joueurs savent jouer au ballon et seront poussés par leur public. C’est un atout.

La Caf vous a contraint à recevoir à Bujumbura en donnant une suite favorable à la plainte du Sénégal. Le fait de ne pas jouer à Rumonge aura-t-il un impact sur le moral de votre groupe ?

Rumonge est un bon stade. Ce qui motive l’argument de la Caf est le fait qu’on n’a pas encore joué de match international là-bas. On voulait accueillir le Sénégal dans un bon stade. Mais les choses étant ce qu’elles sont, nous allons jouer à Bujumbura.

Ce match intervient dans un contexte politico-social difficile pour le Burundi…

Il n’en est rien. Ici, on joue au football. Au moment où je vous parle, je suis en train de regarder un match de football. Une fois sur place, vous allez vous rendre compte de l’écart qu’il y a entre ce qu’on raconte et la réalité. Il y a beaucoup de mensonge.

-iGFM