El Hadj Malick Sy «Souris» : «Nous n’avons pas un Championnat professionnel...

El Hadj Malick Sy «Souris» : «Nous n’avons pas un Championnat professionnel digne du nom»

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Soigner le football national pour que le Sénégal joue les premiers rôles en Afrique et dans le monde. C’était l’objet des Carrefours d’actualité du Cesti, mercredi. Devant le sélectionneur national, Dr Omar Dioum et les anciens dont Joe Diop, Yathma Diop, le professeur Abdoulaye Sakho, ont donné leur point de vue. Passionnés et engagés, les papys ont échangé, sans langue de bois, sur les maux du football local et les moyens d’y remédier.

Venus de différents horizons et de diverses disciplines, ils ont cogité à haute voix, autour de leur «passion» commune. Pour le financement du football au Sénégal, le professeur Omar Dioum et Docteur en Mathématiques préconise deux sources principales. D’abord, la «renonciation par les expatriés à leurs primes de match», «un devoir» au-delà du patriotisme. En effet, dit l’auteur d’un livre sur le football : «Les professionnels acquièrent notoriété et valeur ajoutée grâce à leur sélection en Équipe nationale.» Il en veut pour preuve l’évolution de Diao Baldé Keïta en club, depuis sa sélection. «Baldé Keïta a, lui-même dit que depuis sa sélection, il est titulaire à la Lazio», rapporte-t-il. L’autre alternative pour l’expert est l’imposition par l’Etat des joueurs sénégalais évoluant à l’étranger. Il dit : «Je pense que l’Etat peut utiliser les conventions de double imposition pour leur faire payer l’impôt.»

El Hadj Malick Sy «Souris» : «Nous n’avons pas un Championnat professionnel digne du nom»

«On gagne deux matchs, on est premier. On en perd deux, on est relégable.» Cette bizarrerie relevée par le directeur du Cesti, Ibrahima Sarr sur le classement serré en Ligue 1 est-elle suffisante pour parler de «crise» ? Pour Aliou Cissé, «ceci est une très bonne chose. Ca montre que nous avons de bonnes équipes dans notre Championnat et c’est tant mieux pour le suspense». Concernant la proposition de Demba Ramata Ndiaye pour un passage de 14 à 16 équipes en L1 et L2, l’ancien capitaine de l’Équipe nationale en 2002 «pense que les dirigeants de la Fédé vont l’étudier». Cependant, El Hadj Malick Sy «Souris» pense autrement. «Cela me fait rire», dit-il, le sourire en biais. Il ironise : «Prenons l’exemple du Dakar université club (Duc). Comment peut-on dire de ce club qu’il est professionnel ?». L’ancien patron de la Fsf précise : «J’ai pris le Duc juste parce que je suis à l’Université. Nous n’avons pas un Championnat professionnel digne du nom.»

-iGFM