Babacar Mbaye Diop, ex attaquant Kayserispor: « J’étais obligé de résilier mon contrat...

Babacar Mbaye Diop, ex attaquant Kayserispor: « J’étais obligé de résilier mon contrat avec ce club »

Partager

Parti très jeune à Kayserispor, Babacar Mbaye Diop est peu connu du grand public. L’attaquant sénégalais revient sur son parcours en Turquie notamment la résiliation de son contrat suite à un temps de jeu très réduit. Il scrute désormais de nouveaux horizons

Présentez-vous à nos lecteurs.

J’ai commencé à jouer au football depuis mon enfance. J’ai fait mes débuts à Yakaar de Rufisque. En 2007, je suis allé en Italie pour des tests à Novara. Mon visa pour un séjour a été rejeté. Je suis rentré au Sénégal et c’est ainsi que j’ai eu une proposition pour aller jouer en Turquie en 2010, à kayserispor, une équipe de première division. J’ai fait les tests et cela a marché.

Là vous êtes sans club, qu’est-ce qui s’est passé ?

Je n’ai pas eu le temps de jeu auquel j’aspirais. J’ai préféré donc résilier mon contrat car je connais mes qualités. Mon contrat devait finir en 2017, il fallait que je prenne une  décision. Je suis rentré au Sénégal et j’ai eu un contrat d’un an avec une équipe de D3 en Turquie pour me relancer. Le contrat est fini, il y a d’autres équipes qui me veulent, je vais voir.

Pourquoi n’avez-vous pas bataillé pour gagner un temps de jeu plus important ?

À partir du moment où le coach n’avait plus confiance, je trouve qu’il est inutile de rester. parce que quoi qu’on fasse, cela demeure inutile. Cette situation m’a beaucoup marqué et m’a poussé à prendre la décision de quitter le club en résiliant mon contrat.

Sow, Ba, Niang, Diomansy, Mangane, Pape Alioune Ndiaye…, pourtant les Sénégalais semblent apprécier la Turquie…

oui, la Turquie est un pays magnifique, il n’y a pas de racisme, en tout cas, personnellement, je ne l’ai pas vécu. C’est une destination très prisée car il n’y a pas de taxe comme en Europe. Socialement, je m’y sentais bien. Je m’entendais bien avec les joueurs africains et sénégalais. J’ai eu à rencontrer Samuel Eto’o, Didier Drogba. kader Mangane et Malickou Diakhaté sont mes amis, on a habité dans le même quartier.

C’est peut-être le système de jeu qui ne vous convenait pas …

Le système de jeu est très rude, je me rappelle être parti à Nancy pour des tests mais je me rends compte que le système de jeu turc est très rude. En plus, le public est chaleureux, pour un petit match, le stade peut contenir 10.000 spectateurs.

Ou alors c’est peut-être parce que vous veniez directement du Sénégal ?

Peut être, je n’en sais rien. Il arrivait que je fasse un grand match et à ma grande surprise, le week-end suivant, je ne joue pas. Je connais bien la Turquie, d’ailleurs, on m’avait proposé la nationalité j’ai refusé. Aujourd’hui, je préfère voir ailleurs. Pourquoi pas en Scandinavie ?

Vous n’êtes pas tenté par les pays du Golfe ?

Non, certes il y a de l’argent au Golfe mais je suis encore jeune et j’ai besoin de challenges sportifs. Je suis de 1993, la vie est devant moi, j’ai encore du chemin à faire.

Vous pensez à l’équipe nationale du Sénégal ?

Bien sûr, comme tout bon joueur. Les Lions sont en train de réaliser des choses extraordinaires. J’en parle avec des copains qui jouent dans le championnat local du Sénégal, notamment à Diambars.

-STADES