Augustin Senghor: « Comment on a enrôlé Baldé Diao Keita »

Augustin Senghor: « Comment on a enrôlé Baldé Diao Keita »

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Après plus de deux ans de tractations, le Sénégal a finalement mis la main sur le binational Diao Baldé Keita qui était aussi dans le viseur de l’Italie. Me Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football, revient sur les péripéties ayant abouti au recrutement du Laziale

«Il faut vraiment relativiser mon implication dans la venue de Diao Baldé Keita au Sénégal. Il y a certaines personnes qui ont fait tout le travail nécessaire en amont. Aujourd’hui, on n’en parle pas assez, mais il y a des Sénégalais qui sont en Europe qui ne vivent que pour leur pays et pour leur équipe nationale. Et il y a deux personnes que je voudrais citer qui ont eu à travailler dans ce dossier là de manière désintéressée.

À la limite, ils nous ont harcelés depuis deux ans. Il y a Ismaïla Kane, un homme discret mais qui joue le rôle d’oeil de la nation sénégalaise en Italie. À chaque fois qu’il voit un joueur de qualité, il nous donne des informations. Il s’est battu pendant des années pour que Diao Baldé et d’autres joueurs viennent. Il y a aussi Pape Thiam, un jeune Sénégalais qui a travaillé sur ce dossier-là.

À l’intérieur de la FSF, il y a eu, bien entendu, le sélectionneur national, qui n’a ménagé aucun effort pour le faire venir sans oublier le président Abdoulaye Sow qui s’est lui aussi bien investi. Les Sénégalais ne le savent pas, mais le dossier Diao Baldé Keita a été travaillé depuis deux ans. En octobre dernier, Diao était prêt à venir jouer le tournoi des U23, mais c’est son club qui ne l’a pas libéré. Il nous avait déjà envoyé son passeport sénégalais. Beaucoup de gens nous disaient qu’il avait un passeport espagnol, alors qu’il n’en a jamais eu. Il est resté très Sénégalais, jusque dans l’âme. Il a montré cela dans son comportement. Par la force des choses, je suis intervenu parce que simplement, on était arrivé à un moment où Diao Baldé voulait parler à un membre de la Fédération et surtout, il y avait la barrière de la langue. Comme il ne parlait que pulaar, espagnol et italien, son ami Pape Thiam et Abdoulaye Sow sont venus dans mon bureau. On a communiqué un peu en espagnol parce que je me débrouille bien dans cette langue. À cette occasion là, je lui ai demandé de nous envoyer un mail pour nous confirmer sa venue avant qu’on ne puisse rapporter l’information à l’entraîneur.
Et c’est comme ça que je me suis investi. Et je redis encore une fois que mon apport a été insignifiant sur ce dossier.»

-Stades