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C’est avec Aliou Cissé qu’il avait étrenné son premier maillot national. C’était il y a un peu plus de trois ans à Niamey en amical contre le Niger. Aujourd’hui, Papa Alioune Diouf, attaquant international sénégalais, entame une cinquième saison à Kalmar FE club de l’élite suédoise. Avec l’ambition de revenir en sélection.

Avec ce doublé il y a quelques jours, cette saison démarre apparemment bien pour vous ?

Oui alhomdoulilah la saison commence pas mal pour moi. On est à la 3ème journée et à cause d’une petite blessure j’ai raté les deux premières journées. Mais maintenant je vais bien, j’ai repris et j’ai réussi un doublé et une passe décisive lors de mon retour (victoire 3-2 de Kalmar contre Elfsborg).

Pour votre club, par contre, les débuts sont plutôt délicats ?

Effectivement, on a mal démarré avec des défaites lors des deux premières journées. Mais ça peut s’expliquer par l’absence de plusieurs joueurs cadres à cause de blessures même si ce n’est pas une excuse. Mais ça va mieux, quelques uns sont de retour maintenant.

Avez-vous le pressentiment que vous allez vers votre meilleure saison en Suède ?

Je crois que c’est un peu tôt pour dire que je vais vivre ma meilleure saison en Suède vu qu’on en est qu’à la 3ème journée. Mais je peux dire que je suis en train de vivre mon meilleur début de saison. Par la grâce de Dieu et je prie que ça continue ainsi.

Plusieurs Sénégalais qui ont débuté en Scandinavie sont partis ailleurs. Pensez-vous à quitter ?

Oui je sais que plusieurs Sénégalais ont commencé par la Scandinavie pour ensuite aller dans des championnats plus huppés. Moi, j’en suis à ma cinquième saison au Kalmar FF alors bien sûr je pense à découvrir un jour d’autres championnats plus médiatisés. Mais bon, étant un croyant, je me dis que toute chose en son temps, le moment venu je partirai inch Allah. Alors pour l’instant, je me concentre à fond sur mon club et continue à bosser le reste je laisse entre les mains de Dieu.

Suivez-vous les prestations de l’équipe nationale ? Comment les trouvez-vous ?

Oui je suis bien les prestations de l’équipe nationale et je les trouve bonnes du moment où on est à la première place de notre poule pour les qualif. de la prochaine CAN et on est toujours en lice pour le Mondial… C’est le plus important.

Aliou Cissé est aux commandes de l’équipe. Quelle appréciation portez-vous à ça ?

Je crois qu’Aliou Cissé est en train de réaliser un bon travail avec l’équipe. Il a réussi à imprimer à l’équipe cette envie de gagner, la détermination et l’esprit d’équipe qui caractérisaient l’équipe pendant ses belles années. Et pour moi, maintenant, au haut niveau, toutes les équipes savent jouer au football, la différence se fait au niveau de la mentalité et l’esprit d’équipe et ça Aliou Cissé a réussi à l’imprimer à l’équipe. Donc, je crois qu’il est sur la bonne voie, maintenant il faut le soutenir et le laisser travailler.

Il vous avait offert votre première sélection contre le Niger (1-1) en novembre 2012. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Oui j’ai connu ma première sélection A avec Aliou Cissé et les souvenirs que j’en garde c’est celui d’un grand meneur d’homme qui était écouté par tout le monde. Il a une grande capacité à motiver le joueur et c’est également un bon tacticien.

Songez-vous à un retour dans la Tanière ?

Oui bien sûr, j’ai goûte à l’équipe une fois et je songe vraiment à y retourner. Mais bon, il y a un coach et des choix. Donc, pour l’instant, je reste dans mon coin, je continue à bosser en attendant mon heure.

Ne pensez-vous pas que, par rapport à cette ambition, évoluer en Scandinavie est un handicap ?

Non pas du tout ! Je ne pense pas que ça soit un handicap parce que tout récemment le coach a fait appel à des joueurs locaux et je ne pense pas que le championnat local soit plus relevé que le championnat suédois. En plus, il y a eu beaucoup d’internationaux sénégalais qui évoluaient en Scandinavie et qui venaient fréquemment en sélection. Maintenant, le coach est en train de travailler avec un groupe et il sait que je suis à sa disposition. Alors quand il aura besoin de moi, il m’appellera sans souci.