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Depuis qu’il a été promu à la tête de l’équipe nationale junior en 2013, Joseph Koto court toujours après son salaire. L’ancien sélectionneur des Lions dit s’en remettre à Dieu.

Apres l’éviction de Joseph Koto de la tête de l’équipe nationale A du Sénégal, en 2012, la Direction technique nationale lui a confié les rênes de l’équipe junior. Malgré les bonnes prestations du technicien qui a terminé deuxième à la dernière CAN U20 de 2015, jouée à Dakar, et quart de finaliste au Mondial de la même catégorie en Nouvelle Zélande, Koto court toujours après son salaire. Avec son adjoint Malick Daff, ils se sont récemment confiés au président de la République pour être rétablis dans leurs droits. Le chef de l’État, Macky Sall, avait alors donné des injonctions au ministre des Sports pour régulariser la situation du staff technique. Mais jusque-là, rien n’a été fait.

Trouvé au centre technique Jules François Bocandé de Toubab Dialaw, «Boud’chou» ne veut pas trop s’épancher sur cette question. Mieux, il dit s’en remettre à Dieu. «Vous savez, pour cette histoire de contrat, je préfère ne pas en parler parce que maintenant, tout le monde est au courant de l’affaire des contrats. Soit les dirigeants respectent leur engagement ou ils ne le respectent pas. Moi, je fais confiance à nos dirigeants et je les laisse avec leur conscience. Je laisse tout entre les mains de Dieu», a-t-il dit. L’ancien sélectionneur des Lions poursuit : «Nous ne sommes pas venus dans ce football pour chercher de l’argent. Ça, il faut que les gens le comprennent. C’est par plaisir que nous sommes venus à la Direction technique nationale. J’ai travaillé avec d’autres DTN pendant plus de sept ans, mais on n’a jamais été payé mensuellement.» Et même s’il se refuse à charger la Fédération, Koto estime que lui et son staff n’ont pas «intérêt à raconter des conneries. On ne dira jamais qu’on a été payé alors que ce n’est pas le cas. Même au niveau de nos familles, tout le monde sait qu’on n’a pas encore de salaire. Néanmoins, on fait notre travail comme il se doit», conclut-il.