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Il faut sauver le soldat Jaraaf. Premier relégable de Ligue 1 après son nul de samedi contre NGB (0-0, 18e J.), le club vit une saison compliquée. Une situation inacceptable pour son ancien capitaine et président de section foot. Depuis la France, Pape Moussa Ndiaye lance un cri du coeur pour éviter la relégation et redorer le blason des «Vert-Blanc».

LA SITUATION DU CLUB : «Les semaines passent et la situation du club ne s’améliore toujours pas au classement de la ligue 1, paradoxal, du reste, aucune équipe n’étant à l’abri et tout pouvant arriver. Aujourd’hui, personne ne s’en cache, le club n’a plus qu’un seul et unique objectif : le maintien en Ligue 1, bien qu’il reste qualifié pour les 2 coupes. Et ce rude combat commence dès cette semaine, avec la réception de la Suneor (19e journée) pour laquelle l’union sacrée est décrétée !»

MISSION-SAUVETAGE : «À la différence de certaines formations de première division, habituées à jouer, chaque saison, leur survie dans l’élite et préparées mentalement à lutter tous les week-ends jusqu’à la dernière journée, il faut avouer que le Jaraaf ne pensait pas se retrouver dans une telle situation. Aussi, pour donner au groupe ce surplus de Diom, impératif pour mener à bien cette mission-sauvetage, l’union sacrée a été décrétée par toutes les composantes du club, à commencer par les supporters. L’heure n’est pas à la polémique ni même à la colère, mais bien à la solidarité. Car ce n’est qu’ensemble que nous réussirons à nous sortir de cette mauvaise passe. Les supporters du Jaraaf l’ont bien compris, eux qui, lors des nombreuses réunions dernièrement organisées, adressent des messages de soutien aux joueurs, le seul mot d’ordre étant : ‘‘Gagner’’.»

CHANGEMENT DE DYNAMIQUE : «Aujourd’hui, le président Cheikh Seck a impulsé une dynamique, mettant à la disposition du club toutes les conditions possibles pour un meilleur devenir. Les salaires sont payés à temps, les conditions de regroupement convenables et au niveau logistique, il ne manque rien. Maintenant, il revient aux joueurs d’être réalistes et concrétiser leur prétendue supériorité technique agréée par tous les puristes. Et, pour que ces louables efforts des dirigeants ne soient pas vains, les joueurs doivent faire le job sur le terrain. Le club ne doit pas descendre en Ligue 2. C’est à eux que reviendra le dernier mot. Mais, ils ont besoin de tous les supporters et sympathisants, au prochain match. Au nom des anciens joueurs du club, j’en appelle à la détermination de toute la famille Jaraaf, particulièrement du club des supporters. «On ne lâche rien», telle est la devise d’une bonne partie d’entre nous, anciens du club depuis une quarantaine d’années, le moment est venu de l’appliquer à tous. Attention à penser que «ça n’arrive qu’aux autres». On a vu ce qui est arrivé aux «Bleu et blanc» (Jeanne d’Arc, Ndlr).»