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Moussa Maazou of Niger during the 2013 Orange African Cup of Nations match between Niger and Ghana, 28 January 2013, Nelson Mandela Bay Stadium, Port Elizabeth ©Luigi Bennett/Backpagepix
Le sélectionneur des Lions Aliou Cissé et des pensionnaires de la Tanière, dont Mohamed Diamé et Kara Mbodj, qui étaient du match amical (1-1) joué par le Sénégal contre le Mena, en novembre 2012 à Dakar, évoquent naturellement les qualités offensives quasiment innées de l’attaquant-vedette du Niger, Moussa Maazou, redouté pour sa puissance.
L’attaquant de 28 ans, au caractère bien trempé, a réussi dans sa carrière à inscrire ses buts décisifs ayant permis au Niger de prendre part à deux phases finales de CAN en 2012 (Gabon et Guinée Equatoriale) et en 2013 (Afrique du Sud).
Maazou est attendu pour porter le Mena qui, après avoir bien démarré les éliminatoires (victoire 1-0), a perdu 0-2 contre le Burundi (pour la deuxième journée).
Le joueur est d’autant plus attendu qui avait annoncé sa retraite internationale pour dénoncer les conditions dans lesquelles les pensionnaires du Mena évoluent, avant revenir sur sa décision trois mois après (avril et juillet 2015),
L’attaquant évoluant actuellement aux Randers du Danemark a connu une carrière tumultueuse qui l’a menée en Russie (CSKA Moscou), en France (Monaco et Bordeaux), en Belgique (Zulte Waregem), en Tunisie (ES Sahel) et en Chine (Changchun Yati).
Il devrait être la plus-value du Mena qui va jouer son dernier va-tout lors de cette double confrontation contre les Lions du Sénégal, les 23 et 29 mars.
Moussa Maazou a toutefois eu beaucoup de mal à s’insérer dans le très haut niveau, même s’il est capable de peser sur une défense avec sa puissance athlétique.
S’il est vrai que dans certains clubs, il n’a pas répondu aux attentes des techniciens, ses sorties médiatiques contre clubs et entraîneurs ne l’ont pas toujours aidé.
Au CSKA Moscou (Russie) où il a signé pour sa première expérience professionnelle européenne en 2009, il n’a pas goûté que son entraîneur, l’Espagnol Juande Ramos, ne le fasse pas jouer en Ligue des champions.
A Bordeaux (France) où il est arrivé en prêt en 2011, en provenance de l’AS Monaco, en plus de ses statistiques décevantes, il a rué dans les brancards après les sifflets des supporters.
« S’ils sont déçus, c’est leur problème, je m’en bats les couilles. Moi, je suis tranquille, j’ai mon contrat à Moscou », déclarait-il dans un entretien avec un média français.
En Belgique où il avait porté les couleurs de Zulte Waregem, il s’est illustré moins par ses buts que par ses sorties médiatiques, du genre : « Je n’ai rien à envier aux joueurs du Real et de Barcelone ».
Jugé fort dans les médias et moins sur les pelouses, selon ses employeurs russes, français et belge, il a continué son aventure en Tunisie, au Portugal et en Chine, avant d’atterrir en janvier dernier aux Randers (Danemark).
Mais en dépit de ces expériences mitigées, Moussa Maazou voudrait bien briller avec le Mena contre les Lions, comme il l’avait réussi contre l’Egypte et l’Afrique du Sud, lors des éliminatoires de la CAN 2012.
Pendant ces éliminatoires, à la surprise générale, le Mena est sorti de ce groupe pour se qualifier à la phase finale de la CAN 2012.
Ainsi, à défaut de briller en Europe, Maazou affublé de son célèbre numéro 2, a permis à son pays de retrouver le gratin du football continental.
Nul doute qu’à 28 ans, l’attaquant formé à l’ASFAN de Niamey aimerait jouer un mauvais tour aux défenseurs sénégalais.
Kara Mbodj, le défenseur sénégalais d’Anderlecht, interrogé sur le sujet, tient à préciser que le match ne sera pas réduit à un duel entre Maazou et les défenseurs sénégalais.
Mbodj, pour avoir été du match amical en 2012, signale que le Mena possède d’autres atouts offensifs.
« De toutes les manières, on sera prêt à répondre à tous les niveaux, aussi bien défensivement qu’offensivement », a tenu à souligner l’ancien pensionnaire de Diambars.