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En prévision de la double confrontation face au Mena du Niger, Aliou Cissé a élargi son groupe de joueurs. Ils sont désormais 26 à postuler pour une place. Rude concurrence en perspective.

«Même si tout choix est discutable, il faut bien reconnaître que le Sénégal n’a pas présenté depuis fort longtemps une sélection aussi bien équilibrée. Le couloir droit de l’attaque qui était le tendon d’Achille de l’équipe accueille deux spécialistes au poste: Chérif Sané du Casa Sports qui récolte les fruits de ses belles prestations en club, mais surtout en match international contre le Mexique avec la sélection A’. L’autre pépite, Diao

Baldé Keita, un produit de la Masia barcelonaise, on ne le présente plus. Le bonhomme éclabousse déjà de son talent le championnat transalpin. En sus de Sadio Mané et Amary Baby, Cissé dispose maintenant de deux paires de milieux excentrés, donc de nouvelles options dans l’animation offensive. Cependant, si le couloir gauche de la défense est bien pourvu avec Souaré et le revenant Boukary, à droite Gassama n’a pas de challenger. à défaut du tonitruant défenseur nantais, Youssouf Sabaly qui hésite encore à rejoindre la Tanière, le jeune Ibrahima Mbaye aurait pu postuler tant ses prestations en club (dans le Calcio) sont convaincantes. Toujours dans le secteur défensif, le sélectionneur maintient encore sa confiance à Lamine Sané alors que sa conduite et ses performances en club sont loin de rassurer. Mais bon, on me rétorquera

qu’il est un cadre et même le capitaine de l’équipe et, partant, on ne doit pas le lâcher dans des moments de turbulences. Soit. Mais il me semble que son frère Salif (d’ailleurs, je me demande ce qui se passe entre le joueur et le coach) apporterait beaucoup à cette équipe, derrière comme au milieu, de par sa sérénité, sa technicité et son volume de jeu. Il est vrai que les choix sont difficiles et c’est pourquoi la recherche et la réflexion doivent

continuer pour trouver la meilleure équipe possible et un jeu de qualité. Sur ce point, Aliou a bien raison. Benjamin Mendy et Youssouf Sabaly font durer le suspense comme avant eux Kalidou Koulibaly, Baldé Keïta et tant d’autres mais le temps fera son oeuvre à

coup sûr. L’incorporation des binationaux, c’est la voie de la facilité, le chemin des raccourcis mais c’est un passage obligé à défaut de faire mieux. Bonne chance, coach».