Partager
aliou cisse coach
aliou cisse coach

L’occasion faisant le larron, la question sur une supposée brouille entre Aliou Cissé et les joueurs Papy Djilobodji et Dame Ndoye s’est invitée dans les débats. Même s’il refuse d’entrer dans le fond des choses, l’entraîneur des «Lions» a parlé d’un ton qui en dit long.

«J’évite de trop parler de ça. J’ai beaucoup de respect pour ces garçons», a tout de go dit Aliou Cissé qui, pour en finir avec ce débat, s’est voulu clair. «Je n’ai jamais eu de problème avec un joueur. Contrairement à ce qui se dit dans la presse. Peut-être que ce sont les joueurs qui ont un problème avec le sélectionneur. On me taxe d’être rigoureux dans le management et tout. Il faut comprendre que j’ai envie de gagner. Je suis là pour gagner. Je suis toujours sous pression, parce que je n’ai pas envie d’être viré par Augustin Senghor. Cette pression, je n’ai pas besoin qu’on me la mette, parce que je me la mets tout seul. C’est la même chose pour les joueurs. Nous sommes tous sous pression. Quand les choses ne marchent pas, nous devons le dire. Quand l’attitude ou l’engagement n’y est pas, nous devons aussi le dire», précise le capitaine des «Lions» de 2002. Puis, haussant le ton, il sert ses vérités à qui veut l’entendre. «Je ne cherche pas l’amitié avec les joueurs. Je ne suis pas là pour que les joueurs m’aiment. Je ne suis pas là, non plus, pour être leur ennemi. Je suis là pour eux. Ils savent que je suis capable de mourir pour eux. L’Équipe nationale, c’est le baromètre d’un pays. L’Etat et les Fédéraux font ce qu’il faut pour aider cette sélection. Les joueurs doivent donc y mettre du leur. L’Équipe nationale n’est pas un endroit où on vient pour être «free» (libre), comme j’entends certains joueurs le dire. Ça veut dire qu’ils ne comprennent pas ce qu’est une Équipe nationale. Ici, on n’a pas le temps d’être «free». En sélection, on est sous tension, sous pression, parce que nous voulons gagner. Je n’ai aucun problème avec ces garçons. J’ai eu une discussion avec eux, mais je garde ça pour moi. Ils savent ce qu’ils doivent faire.» Voilà qui est dit !