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La phase aller de la Ligue 1 de football, clôturée ce week-end, a mis en exergue « la faiblesse des équipes et le manque de rythme dans le jeu », a analysé l’ancien défenseur international sénégalais Cheikh Sidy Ba.

« J’ai remarqué une grande faiblesse de nos équipes », a-t-il déclaré, en donnant en exemple les statistiques de l’AS Douanes, champion à l’issue de la première phase du championnat, avec 21 points pris sur 39 possibles et un goal-average de plus cinq.

Selon Cheikh Sidy Bâ, ces statistiques témoigent de faibles résultats « dans une ligue qui se veut d’élite ».

L’AS Douanes « a inscrit 15 buts en 13 journées et en a encaissé cinq, ce qui confirme encore une fois, que les clubs ont besoin de s’améliorer s’ils ne veulent pas faire que de la figuration en compétitions africaines », a-t-il analysé.


De même, « aucune équipe ne se détache du lot, tout le monde peut battre tout le monde, c’est une autre faiblesse », a estimé l’ancien défenseur central, qui a joué au Jaraaf et à la Jeanne d’Arc de Dakar, avant d’embrasser une carrière professionnelle en Autriche, en Arabie Saoudite et dans les Emirats du Golfe.


Cheikh Sidy Bâ, présenté comme un observateur avisé du championnat national, appelle les hommes d’affaires et les présidents de club à investir davantage et à « prendre des risques financiers sous peine de voir les championnats s’appauvrir davantage ».


« Quand je discute avec des joueurs » sur les niveaux de leurs salaires par exemple, « je dis que c’est tout simplement ridicule », a-t-il fait valoir, relevant que les footballeurs avaient de meilleurs traitements salariaux lorsqu’il était amteur.


« Ce championnat professionnel doit être évalué pour ne pas être la dernière roue de la charrette sur le continent », a-t-il expliqué, donnant en exemple la Guinée, où des joueurs locaux perçoivent jusqu’à 5000 dollars (environ trois millions de francs CFA).


Il se dit par consquent « en phase » avec le président du Guédiawaye FC, Diamil Faye, « qui veut apporter des ruptures dans la gestion du football national », a-t-il indiqué.


« Je suis tout à fait d’accord avec lui, parce qu’il pose de véritables débats comme les droits télévision. Il a raison de demander une plus grande transparence », a-t-il soutenu.


Jeudi dernier, le comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a demandé à la Ligue sénégalaise de football professionnel d’entendre le président du Guédiawaye FC, coupable entre autres, d’avoir empêché que son match contre Diambars (12-ème journée) soit télévisé.


Dans un entretien avec la presse, Diamil Faye, en plus d’assumer pleinement ses actes, a indiqué vouloir révolutionner et apporter « une rupture » dans la gestion du football national.