Partager

Au contraire du CHAN (Championnat d’Afrique des nations), une compétition mettant aux prises des joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux qui se déroule sans le Sénégal pour la deuxième fois consécutive, le marché hivernal des transferts en Europe clôturé ce lundi vient de donner une belle image du football local.

Trois parmi les meilleurs représentants de la ligue 1 sénégalaise ont animé la dernière journée de ce marché donnant ainsi une idée plus positive d’un championnat sénégalais décrié pour la qualité de jeu et le manque de compétitivité de ses clubs au niveau continental.

Depuis 2004 avec la Jeanne d’Arc de Dakar, aucune équipe sénégalaise n’a intégré la phase des poules de la Ligue africaine des champions.

D’ailleurs, la JA reléguée en National 1 (D3 sénégalaise) est toujours la seule équipe sénégalaise à intégrer cette phase qui constitue le Top 8 africain.

Sur la ligue 1 sénégalaise, la première bonne nouvelle a été consacrée par le transfert de Baye Oumar Niasse l’ancien attaquant de l’US Ouakam (élite sénégalaise) du Lokomotiv de Moscou (élite russe) pour Everton (D1 anglaise) pour 18 millions d’euros soit plus 11 milliards 800 millions de francs cfa.

Champion du Sénégal avec l’US Ouakam en 2011, Niasse a débuté sa carrière européenne par un prêt au SK Brann de Norvège.

Une expérience qui a tourné court mais qui n’a pas empêché l’attaquant sénégalais de rentrer au bercail et de repartir en Turquie, puis en Russie avant de signer ce lundi en Premier league, le championnat qui fait courir les plus grands joueurs du monde.

Au côté de Baye Oumar Niasse, à la surprise générale, Stéphane Badji qui avait rejoint la Turquie malgré le fiasco de la CAN 2015 via la Norvège, a réussi à franchir un palier supplémentaire en signant un contrat de trois ans et demi en faveur à Anderlecht (D1 belge).

Stéphane Badji qui a gagné le tournoi de l’UEMOA en 2011 en compagnie de Baye Oumar Niasse, a lui aussi débuté sa carrière européenne en Norvège.

Autre bonne nouvelle pour la Ligue 1 sénégalaise, le transfert de Pape Sané au SM Caen après avoir réussi à passer du National (D3 française) à l’élite du football français.

Champion du Sénégal avec le Jaraaf (2012) et le Casa Sports (2013), Pape Sané avait signé en faveur de Niort qui l’a prêté à Colmar en National d’où il a gravi les échelons passant par Bourg-en-Bresse.

Avec cette équipe, l’attaquant qui a terminé sa carrière locale par un titre avec le Casa Sports a réussi à passer avec son club de la D3 et en ligue 2 en marquant la bagatelle de 21 buts la saison dernière.

Avec une telle réussite, il a été un des joueurs majeurs du National en France la saison dernière devenant l’un des plus grands artisans de la montée de Bourg-en-Bresse en ligue 2.

En ligue 2 française, le nouvel international qui a joué contre l’Afrique du Sud lors du Challenge Mandela en novembre dernier, a débuté cette saison sur le même tempo marquant 11 buts en 22 matchs.

D’ailleurs pour le laisser s’aguerrir, le SM Caen, son nouveau club a préféré le laisser à la disposition de son club en ligue 2 jusqu’à la fin de la saison.

Quelques semaines plus tôt en début janvier, deux anciens pensionnaires de Diambars (ligue 1 sénégalaise) à savoir l’attaquant Simon Diédhiou et le défenseur Vieux Yaya Sané ont quitté le championnat norvégien pour signer respectivement à la Gantoise (élite belge) et Brest en ligue 2 française.

Des transferts moins clinquants que celui de Baye Oumar Niasse à Everton mais qui tordent le cou à une idée répandue dans l’opinion sénégalaise sur le niveau réel de la ligue 1 sénégalaise.