Partager

Très remonté contre les décisions arbitrales qu’il estime pénaliser son équipe depuis le début de la saison, Ndoffène Fall soupçonne des gens de vouloir réserver au Jaraaf le même sort que la Jeanne d’Arc de Dakar, reléguée en National 2 (4e Division).

Le match nul face au Casa-Sports est difficile à accepter par le Jaraaf. Au coup de sifflet final, le président de la section Football des «Vert-Blanc» n’a pas ménagé l’arbitrage. «Nous ne demandons rien du tout, mais tout simplement que l’arbitrage soit équitable», a expliqué un Ndoffène Fall visiblement courroucé par le but égalisateur du Casa. Pour expliquer le fond de sa pensée, le dirigeant du Jaraaf déclare : «En général, on nous met à 10 pour nous battre. Cela s’est répété à maintes reprises. Sur les deux dernières défaites, les arbitres nous ont mis à 10», faisant référence aux défaites face au Ndiambour (1-2, 7e J.) et à l’Olympique de Ngor (1-3, 10e J.). «Nous avons appris que l’arbitre qui a officié le match Jaraaf-Ndiambour est suspendu. Malheureusement, les trois points sont perdus.»

«On a fini avec la JA, il reste maintenant le Jaraaf»

«Ils peuvent se tromper une, deux ou trois fois, mais quand ils continuent, ça finit par nous inquiéter», poursuit Ndof’ qui soupçonne un complot visant le «club le plus titré du Sénégal». «Il semblerait qu’on ait donné des instructions pour dire : ‘’Bon, on a fini avec la JA (reléguée en National), il reste maintenant le Jaraaf’’.» Et, à son avis, «c’est inacceptable, parce que le Jaraaf fait partie du patrimoine de notre pays». Mais qui peut bien en vouloir au Jaraaf ? Le dirigeant se garde d’accuser et évoque seulement des informations qui leur parviennent. «Nous ne pouvons peut-être pas donner foi à cela ou être affirmatifs.» Mais précise-t-il encore, «la répétition des faits finit par être une vérité».

Toutefois, Ndoffène Fall nuance ses propos : «Nous ne nous appesantissons pas sur cela, parce que nous estimons que les arbitres sont des acteurs importants du football de notre pays et qui peuvent se tromper. Nous demandons à tous les acteurs du football de se ressaisir et jouerons notre rôle de dirigeants jusqu’au bout. Nous avons la capacité de dépassement pour que, quelle que soit la difficulté, on puisse la gérer et amener un peu de la sérénité dans notre environnement. Nous ne disons jamais à nos joueurs de se polariser autour des arbitres, parce que le match serait plié en première mi-temps s’ils étaient plus appliqués. On va parler à nos supporters pour leur faire comprendre qu’un fait de jeu est irrémédiable (…) et que la devise du Jaraaf, c’est ‘’Yarou, Yéwu, Yété’’».